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Les « Telos » en Argentine, mode d’emploi

Voici un moment que je suis rentré d’Argentine, et je n’avais pas encore écrit sur une Institution argentine, à savoir les « Telos ». Peut-être un peu par timidité…

Pourtant, voici bien une facette de Buenos Aires et de la vie quotidienne de nombreux argentins que je vous conseille de découvrir, si le contexte vous le permet. Avant, j’espère que vous pourrez vous informer sur les coutumes locales en la matière, histoire de limiter les chocs culturels grâce au blog (actuellement en gestation) sur ce sujet qui sera donc tout prochainement lancé par une amie porteña.

Comme vous le savez peut-être, le logement en Argentine en général, et à Buenos Aires en particulier, est un peu plus convivial qu’ici, avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Il y a relativement peu de célibataires qui vivent dans leur propre appartement. Nombre d’entre eux vivent encore avec les parents, ou le partagent, voire même partagent une chambre, ou un lit double (bon, en général s’ils sont de la même famille). Du coup, cela ne laisse que peu d’espace pour…

C’est pourquoi on trouve, si on ouvre un petit peu les yeux, une grande quantité de ce qui s’appelle des Albergues Transitorios. Traduits littéralement comme « Auberges de Transit », c’est là où l’on se rend si l’on a besoin de partager quelques moments précieux, et si personne n’a d’endroit où aller.

Il y en a de tous types, des plus pourries au plus chic, avec garage souterrain privé donnant directement accès à la chambre, par exemple. Ce n’est pas en arrivant en taxi qu’on profite vraiment de cet avantage, mais enfin… On paie pour un tour de 2 ou 3 heures voire plus, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Certaines affichent un prix de 20 pesos sur la plaque d’entrée, je ne vous les conseillerais pas forcément. Par contre, une catégorie au dessus, d’autres sont listées ici dans ce répertoire ma fois fort complet. Là, le tour coûte entre 70 et 130 pesos, du plus basique, comme le « Lucerna » (;-)) à ceux qui m’ont été particulièrement recommandés comme le « Solos » ou le « Rampa Car« .
Il vaut la peine d’aller au moins faire une visite guidée virtuelle des chambres à disposition de ces deux derniers, par exemple: jacuzzi, sauna, hydromassage, etc. Bref, tout ce qu’il faut, mais n’oubliez pas de prendre vos protections!

Un petit rappel géographique pour préciser que tout ce qui est hors de Capital Federal (dans le Gran Buenos Aires, donc), ça fait loin, et dans Capital Federal, certains barrios sont bien plus sympas et moins glauques que d’autres, vous saurez lesquels.

Mais au fait, pourquoi « Telo »? Parce qu’il y a du lunfardo là-dessous bien sûr. Je vous laisse deviner pourquoi. Et c’est comme ça qu’on les dénomme dans le language courant à Buenos Aires.

Mes voyages en Argentine

Il y a quelques années, je suis allé une première fois en Argentine. Puis une deuxième. Puis une troisième… A chaque fois, j’avais tenu à jour un petit blog « carnet de bord », à l’époque où c’était pas aussi facile et habituel que ça. J’ai donc eu un peu de peine à récupérer les données égarées au gré du vent et des mises à jour diverses, mais les voici enfin!

Le prétexte pour écrire était pour tenir ma Grandma au courant de mes aventures, et vu qu’elle ne comprend (prétendument…?) pas le français, voici l’explication pourquoi les billets sont en anglais.

Donc, les voici:

Voyage 1 (2003)
Voyage 2 (2004-2005)
Voyage 3 (2005 Tango)

Si la langue vous pose un problème, utilisez un traducteur automatique, comme celui de Google par exemple.

Après, je suis retourné en Argentine en mars 2007 pour un peu moins d’un an. J’ai écrit moins régulièrement, mais vous trouverez quelques articles non-tango sur ce même site à partir d’ici, et pour le tango, commencez là.

Enjoy your reading!

Argentina Tango Trip 2005 (II)

By the middle of the year 2005, I had started again a couple of classes of tango with Alejandro and Natalia. It was in Geneva, there weren’t many pupils so when I came the second time and was told there was no class as I was the only pupil, this was the end of it, again. I still negotiated a half an hour lesson but I didn’t take the risk of coming for nothing again.

I had holidays to take at the end of the year, so I decided that this time, I’d learn Argentine Tango for good.

Here are the blog entries back at last on my website:

Epilogue 2005
Snow or Sweat
Eatin’ La Vaca Loca
Emptying the Bathtub
Round the Clock
Back in Fashion
Three Months
Tango Classes
A Few Days in Salta
Don’t Be Too Greedy
Couldn’t HE spend his holidays somewhere else?

Argentina Trip 2004-2005 (I)

After such an Argentine experience in 2003, I was dreaming of returning, to see the rest of that immense and spectacular country, as well as to meet the friends I had made there.

This was made possible during one month starting at New Year 2004. Indeed, it was very tempting to have my birthday and celebrate the transition to 2005 in short sleaves and outside, sweating and looking for refreshments!

I travelled to Salta, Mendoza, Calafate, Torres del Paine in Chile, and Ushuaia. Here are the posts I have finally recovered.

Last Post from Buenos Aires, Argentina
The Beach
Trans Patagonian “Express”
Towers of Paine
Patagonian Perils
Down South – The Far End of the World: Ushuaia!
Glaciers Galore
Social Interactions
Weather Update
Empanadas con Carne without Chile
Surprise for a Buenos Aires Taxista
City Grid
Pegged to the Dollar
Salta Salta Salta
Weird Days
Saturday Mo(u)rning
Breaking News
Back to BA

Argentina Trip 2003

In 2003, I had some time to travel, and I realised « every » salsa dancer’s dream and went to Cuba whilst Fidel Castro was still in power, isolating his island for the best (preserved heritage and authenticity in some ways) and the worst (you can imagine…). Unfortunately the email newsletters I wrote from there seem to be lost for ever.

After 4 weeks learning Spanish in Habana with semi-private classes each morning (it’s quite efficient, I can confirm!), I travelled for 2 weeks in Viñales, Cienfuegos, Trinidad, Santiago and Baracoa. Once I was back in Habana, I assisted to the Labour Day celebrations with more than a million Cubans listening to Fidel, and another day went to see the renowned National Ballet. On my own in that old house, I started chatting with my neighbour who was… A Swiss guy that had flown in from Buenos Aires! He found it really difficult to adapt, and was really regretting Argentina.

This finished waking up my curiosity and long hidden temptations and 3 months later, off I went to Argentina for the first time. I literally fell in love with the country and all what gravitated around.

In this pre-wordpress era, I used another blogging system set up by my sister, and at some its content ended up being inaccessible on the web. I am glad to announce you that after a few hours of « copy » and « paste », everything is back.

Here are my August and September 2003 posts, listed from the last one to the first one. After 4 weeks enjoying Buenos Aires with just the reasonable amount of private Spanish lessons, I travelled to Salta, Puerto Madryn and Iguazú.

Argentina: Last Day 😦
Cataratas
WhaleWatchers
10 Days in Salta
Salta la Linda
Buenos Aires by Night
Ex
Let’s Party at the Cemetery!
Geography
Streetwise in England
Boca – Chacarita
Urban Soul
Bizarre Thoughts
Politics: Todos La Misma Basura
Letter Box
Argentine Distances
My Programme in Argentina
The Tango Lesson
Follow-up 2: Equations
Follow-up 1: Devaluation
Buenos Aires never sleeps
Argentinos, Argentinas
Tango en San Telmo
Argentine Mathematics: 5 + 25 = …?
18 + 6 = 24
Writer’s Block => Blog
Argentine Banks…
Avenida 9 de Julio
Bloggified! – First Post!
Welcome

La Nueva Chevallier

Je me suis habitué maintenant à voyager en bus en Argentine. Le service cama est vraiment agréable, et finalement, avec une nuit, un repas et 3 ou 4 films au programme, le voyage passe assez vite.
L’une des entreprises les moins chères s’appelle Chevallier. Le service est acceptable, mais il ne faut pas attendre de miracles. Attention, on ne peut changer la date ou la destination du billet une seule fois, et on ne peut récupérer 80% ou 90% de la valeur du billet si on l’annule assez à l’avance… Seulement si l’on ne paie pas par carte de crédit.
Evidemment, personne ne vous le dit au moment du choix. C’est écrit en très petit au dos du billet, mais ça fait une belle jambe à l’acheteur, qui le reçoit après avoir payé, et qui ne lit rarement ce qu’il y a d’écrit « en très petit au dos du billet ». Du coup, après avoir payé par carte de crédit ET changé la date une fois, j’ai eu toutes les peines du monde à la rechanger, réussissant seulement grâce à un employé très aimable de l’entreprise Chevallier à Bariloche (qui a compensé pour ses collègues extrêmement désagréables).

Flashback: ski à Bariloche

Je suis allé à Bariloche directement depuis l’Uruguay, débarquant à Buenos Aires seulement pour aller au terminal de bus avancer mon billet de 24 heures…
Après tant de mois loin de la Suisse, j’ai beaucoup aimé Bariloche. Le Lac Nahuel Huapi est magnifique, il me rappelle un peu le Léman. Il y a toutefois moins d’amplitude, vu qu’il est à 800 mètres d’altitude, et les sommets avoisinants ne dépassent les 2000 mètres que de peu.
Bariloche est une ville qui a beaucoup grandi ces dernières décennies. Sa population doit maintenant avoisiner celle de l’agglomération lausannoise. Elle est également construite sur une pente, une vraie pente parfois trop raide pour que les rues soient carrossables… Certaines routes se transforment en escalier, et donc depuis un peu partout, on a une très belle vue sur le lac.
J’y ai mangé la pire fondue de ma vie, et en plus j’y avais amené des amis… C’était au Chalet Suisse, alors que j’aurais dû aller paraît-il à la Casita Suiza. Pas de chance. J’ai cru m’étrangler avec le fromage.
Par contre, le ski était grandiose. J’y ai passé 6 jours au lieu de 3, car il est tombé 60 centimètres de neige. Je n’avais pas skier aussi intensivement depuis bien longtemps! Bref, de meilleures conditions que l’hiver dernier en Europe. Evidemment, les installations ont mis une demi-journée à ouvrir, histoire de sécuriser des zones à avalanche, et surtout creuser des tranchées dans la neige pour les zones de départ des télésièges.
Détail particulier, les rares arbalètes sont strictement interdites aux snowboarders même les plus expérimentés. C’est un autre exemple de la rigidité excessive qui vient parfois contrebalancer le non-respect des règles, après les escaliers roulants dans le métro de Buenos Aires, où il est rappelé partout qu’il est trrrrrès dangereux de monter ou descendre les marches: restez immobiles et vous sauverez votre vie… Et ralentirez le trafic de la marée humaine sortant des catacombes. Je m’égare, là…
Pour en revenir au domaine skiable, il est honnête, offre pas mal de possibilités, et de variantes hors des pistes semi-marquées. Le prix de la journée revient à 100 pesos pour l’abonnement, et environ 100 pesos supplémentaires pour louer l’équipement et payer le transfert en minibus depuis Bariloche, environ 15 kilomètres. C’est un peu moins cher qu’en Europe, mais comparé au pouvoir d’achat argentin, c’est une activité seulement réservée à une élite.
Comme pour beaucoup de choses ici, dès que l’on sort des besoins de base, les coûts reliés au pouvoir d’achat rappellent que la société argentine est à 2 vitesses,. malheureusement.

prix 100-200 pesos cher…

Coupeurs de ponts à Gualeguaychú

Une affaire qui empoisonne depuis maintenant pas mal de mois les relations entre l’Argentine et l’Uruguay, c’est celle de la « papelera, » l’usine de cellulose pour blanchir le papier que l’entreprise finlandaise Botnia construit au bord du fleuve Uruguay, du côté de la République d’Uruguay.
Les Argentins n’en veulent pas, particulièrement les citadins de Gualeguaychú, ville touristique réputée pour son carnaval. Ils craignent pour la pollution de la rivìère, bien qu’ils soient situés en amont de l’usine.
Cette affaire a été récupérée par les politiques et les environnementalistes, car la méthode utilisée, à base de chlore, va être ou vient d’être déclarée non conforme dans l’Union Européenne. Depuis des mois, les ponts reliant les 2 pays sont coupés, et la petite ville uruguayenne de Fray Bentos, de l’autre côté du pont, suffoque.
Quand les piqueteros coupent des routes, ils les coupent. Il y a quelques jours, une ambulance s’est retrouvée coincée avec un organe à transplanter entre Resistencia et Corrientes. On ne sait pas ce qui se serait passé, mais ce qui est sûr, c’est que le patient receveur est mort.
Pour en revenir à l’histoire qui nous occupe, d’après ce que j’ai lu, les Finlandais s’étaient engagés à rendre une autre usine moins polluante par la même occasion, pour minimiser l’impact écologique total.
De plus, les Argentins ont sur leur territoire des dizaines d’usines tout aussi polluantes, si ce n’est plus, et rien ne bouge. Le Riachuelo, qui borde Buenos Aires au sud, est tellement pollué qu’il n’y a plus de mots. Et rien ne se fait depuis des années, malgré les bonnes paroles. Et l’histoire avec l’Uruguay est devenue une cause nationale, montée en épingle.
Au point que certains Argentins se disent qu’ils devraient peut-être aller à Mar del Plata cet été et non à Punta del Este comme d’habitude, de peur d’être bien mal accueillis.
Les Argentins donnant la leçon aux Uruguayens – réputés comme les Suisses de l’Amérique Latine – ainsi qu’aux Finlandais, cela fait sourire en voyant les rues de Buenos Aires jonchées de déchets, et les autres comportements anti-environnementaux que j’ai pu observer ici.

Concours de colleurs d’affiches

Je suis un peu perdu entre mes deux blogs… Au début, celui-ci devait être plutôt orienté vie argentine et tango, et je me suis retrouvé à écrire des billets de vie argentine sur l’autre. Enfin, voici un bon exercice contre le perfectionisme.
Donc. Dans un peu plus d’une semaine, c’est l’élection présidentielle ici. Il n’y a aucun suspense, Cristina, l’épouse de l’actuel président Kirchner, va gagner. Aux dernières nouvelles, il n’y aurait même pas de suspense quant au déroulement d’un second tour. Elle gagnera au premier.
Je me pose toujours des questions sur les démocraties où il y a davantage que 2 candidats à la présidentielle, et où le vainqueur est quand même connu dès le premier tour. Cela signifie que la vie politique n’est pas du tout équilibrée, comme ici. Est-elle véritablement démocratique?
Je souris jaune en rentrant la nuit et voyant les colleurs d’affiches recouvrir pour la troisième fois l’affiche originale d’un candidat, superposant celle d’un autre. C’est bizarre de penser que les partis politiques paient des gens pour coller leur affiche par dessus celle de leur concurrent. C’est d’autant plus particulier que cette élection ne prévoit aucun suspense.
Donc après 4 ans de Nestor, du protectionnisme à tout vent, de l’inflation qui officiellement n’existe pas (c’est du dynamisme économique!), un conflit douteux avec l’Uruguay au sujet d’une usine de cellulose, des valises remplies de dollars rencontrées dans les toilettes des ministères, et plein d’autres affaires tout aussi particulières, ce sera parti pour 4 ans de Cristina. Et ensuite?

Et on passe le budget en force…

Cette semaine, le Ministre de l’Economie a présenté le budget 2008. Mais n’a pas permis que les chambres le débattent. C’est du joli.
Et c’est ainsi que personne ne peut débattre par exemple que le budget pour l’éducation de la Province de Santa Cruz soit de 4000 pesos par élève, et que celui de la Province du Chaco soit de 400 pesos.
Il y a des disparités entre les régions, c’est indéniable. Santa Cruz, c’est le sud de la Patagonie, il y a du pétrole, du gaz, le coût de la vie est plus élevé qu’à Buenos Aires, et encore plus que dans le Chaco, tout au nord. Mais 10 fois plus?
Ah oui, Santa Cruz est la province des Kirchner.