Archives mensuelles : décembre 2006

Leer mis notas en castellano

Che, amigo!

Si quieres leer este sitio en castellano, usa este sitio de traducciones. Pega la dirección URL de mi sitio y después puedes leer todas mis notas, quizás en castellano roto, pero al final vas a entender lo que quería escribir!

Hasta luego.

Multilingual Translation

Hello English-speaking reader,

You might have observed that this website is in French. Sorry for the inconvienience, but I can recommend this website translator, in which you should copy and paste my blog’s URL. The result will be in broken English but you’ll get the most of what I’m writing.

Enjoy the reading.

Multilingue

Etant multilingue, se pose toujours la question de la langue dans laquelle je vais écrire.

Mes comptes-rendus de voyage étaient en anglais – notably for you Grandma! – mais là, je me suis décidé pour le français, quitte à lui faire par la suite quelques infidélités.

Il existe des sites qui traduisent des pages web entières, en gardant la mise en page. Bon, la langue ainsi créée est un peu cassée, mais c’est compréhensible.

En ce moment, j’utilise worldlingo.net, qui a l’air gratuit, au prix de publicités très désagréables à supporter pour l’oeil. Heureusement, dès qu’on tape l’adresse que l’on veut traduire, celles-ci cessent.

Crear.ar: L’Argentine n’est pas synonyme de Tango

Hier soir, j’étais à la soirée de Noël de crear.ar, l’association des Argentins de Lausanne. Une soirée sympa, avec un concert sympa de musique argentine: chacareras, zambas, etc… Sans oublier quelques tangos et milongas.

C’est très spécial, les Argentins de Lausanne ne dansent pas le tango (1), ne savent pas le danser (2), ou ne veulent pas le danser (3).

  1. C’est un fait, pour les quelques tangos et milongas qui ont été chantées, je devais être le seul avec les pieds qui me démangeaient, démangeaient, démangeaient. La chacarera avait un peu plus de succès.
  2. C’est vrai aussi, à priori. Les Argentins de Lausanne actifs dans l’association sont arrivés pour la plupart il y a une vingtaine d’années, à l’époque où chez eux le tango était démodé, une affaire de vieux. D’autres sont arrivés il y a 5 ans, à l’occasion de la crise. Trop tôt pour vivre le renouveau du tango à Buenos Aires?
  3. Dans certains cas, idem. Marre des stéréotypes. Eh non, tous les Argentins ne dansent pas le tango, de même que tous les Suisses ne sont pas fromagers, horlogers ou yoddleurs, comme certains touristes seraient en droit de le penser.

Lors de mon dernier voyage à Buenos Aires il y a un an, le seul que j’aie fait en tant que tanguero (débutant…), j’ai trouvé que le tango était assez populaire parmi les jeunes porteños. J’ai pris ça pour un renouveau, mais loin de moi l’idée d’en faire l’assertion définitive. Et même dans ce cas, je suis sûr que la majorité n’arpente pas les milongas!

Sachant qu’en plus le tango est beaucoup moins populaire hors de la capitale, on peut dès lors comprendre pourquoi il faut se lever tôt pour trouver un Argentin dansant le tango à Lausanne.

J’espère qu’à l’avenir quelques Argentins d’ici se mettront au tango, et que quelques danseurs suisses rejoindront el tanguero solitario de l’Association crear.ar…

Histoire de justifier, ou disons renforcer le terme « argentin » que l’on accole à « tango » pour éviter la confusion avec le tango traditionnel qui fait partie des danses de salon.

Histoire également de créer quelques liens.

Prochaines dates, entre autres:

  • une soirée Pulpería un samedi à la mi-mars
  • le spectaculaire Asado argentin pour célébrer la fête nationale argentine du 25 mai, le dimanche qui suit la Pentecôte.

J’aurai l’occasion de reparler de ces événements.

Le tram à Genève: vraiment une bonne idée?

Je ne comprends pas.

Quand je prends le tram à Zurich, j’ai l’impression d’avancer. A Genève, non. Est-ce juste subjectif, ou alors est-ce que la vitesse commerciale des trams à Genève est vraiment mauvaise comme il me semble l’avoir lu une fois?

Alors qu’à Zurich, la plupart des lignes se croisent, à Genève elles se dédoublent. Cela évite de devoir changer de tram, mais cela se fait au niveau de la fréquence des liaisons: il y aura inévitablement des goulets d’étranglement.

En plus, alors que les conducteurs automobiles ont l’impression d’être constamment arrêtés à cause des trams, quand je suis dans les transports publics, j’ai l’impression d’être constamment arrêté aux feux rouges. Quelque chose ne va pas.

Actuellement, un nouveau tram est en construction pour relier le centre à Meyrin, puis la frontière française. Soit, mais cela va empirer la circulation automobile d’une part, et de l’autre, s’il faut toujours 30 minutes pour relier le centre, où est la réelle amélioration par rapport aux bus électriques à voie réservée? Est-ce que ces années à poser des rails valent vraiment la peine?

J’en reviens à ma question des trous posée dans mon billet précédent: si Genève aime se présenter comme une ville d’envergure internationale, pourquoi ne peut-elle pas accélérer ses transports en creusant, au lieu de densifier un trafic de surface déjà saturé?

Si une ville comme Newcastle-upon-Tyne peut se permettre un métro en partie souterrain, pourquoi est-ce que Genève doit s’obstiner avec des trams qui certes vont décourager un peu plus les automobilistes, mais sans proposer une réelle amélioration au niveau des durées de déplacement il me semble.

Bon, je sais, ça coûte. Mais par pitié, serait-il possible d’être un peu visionnaire pour changer?

A Lausanne on creuse plein de trous. A Genève non.

D’ici la fin 2008, Lausanne devrait avoir son beau nouveau métro sans conducteur (type Météor ligne 14 à Paris) reliant Ouchy à Epalinges, 6.5 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, en 18 minutes.

Lausanne a aussi creusé un tunnel pour amener 90’000 tonnes de déchets à l’usine d’incinération par rail depuis le réseau CFF à Sébeillon. Un certain municipal rêve de creuser encore plus de trous pour relier plus rapidement la Blécherette et Sauvabelin au centre ville.

Bon, là, on franchit peut-être la frontière entre projet et utopie. Mais au moins, même si ça coûte, même si ça entraîne quelques effets secondaires, même si au final la vitesse moyenne de 30 km/h sera à peine atteinte, il va sacrément accélérer les accès au centre-ville depuis les parkings-relais de Vennes et d’Ouchy.

Il n’y a aucun doute que ce métro va être un succès.

Vrai, la topographie de la ville encourage les trous, car sinon, vraiment, pas moyen de circuler efficacement en surface sur certains axes: actuellement, on va presque plus vite de la gare à la Riponne à pied qu’en bus, en tout cas à l’heure de pointe.

Du côté de Genève, rien de tout ça. Vrai, la ville est plate, donc pas d’obligation à creuser. Toutefois, le besoin est évident. Que ce soit au niveau routier avec la traversée de la rade, ou au niveau des transports publics.

Le réseau ferré genevois est squelettique, avec en résumé seulement Versoix, la Plaine et Lancy-Pont-Rouge accessibles depuis Cornavin, et une Gare des Eaux-Vives quasiment désaffectée pour les quelques trains en provenance de Haute-Savoie.

Heureusement, le projet CEVA revient à l’ordre du jour, pour relier justement Lancy-Pont-Rouge aux Eaux-Vives en passant par Champel. Le chaînon manquant. Imaginer aller de Lausanne à Chêne-Bourg uniquement par le train: quel rêve! Compter 15 minutes pour relier Annemasse depuis Cornavin au lieu de 45 ou davantage aujourd’hui. Quelle amélioration cela ferait!

Bien sûr, quelques habitants du côté chic de Champel ne voient pas l’intérêt commun, ayant peur soit des vibrations (Champel est sur un plateau, le tunnel ne passerait pourtant pas à 50 cm en dessous de leur cave pourtant), soit de la « banlieusification » de leur quartier (arghl, vivons heureux, vivons cachés, vivons éloignés des menaces). D’où les oppositions, vive la démocratie directe, et surtout, Not In My BackYard.

Ils proposent de relier plutôt Saint-Julien via Plan-les-Ouates. Ils ont à moitié raison. Cette liaison devrait se faire… également. Beaucoup d’emplois sont actuellement dans la zone industrielle de PLO, pour une accessibilité désastreuse en transports publics, au niveau durée de trajet. Au contraire de l’autoroute, juste à côté.

Toutefois, le besoin de relier Cornavin aux Eaux-Vives par le rail demeure. Devoir compter 35 minutes pour les 5 km entre la douane de Thônex et la gare CFF n’est pas normal, surtout avec les aléas du trafic à l’heure de pointe.

Malheureusement, le seul moyen de faire passer de nouvelles voies de chemin de fer dans des zones urbanisées de nos jours, c’est sous terre, et ça coûte cher. Pourtant, c’est un investissement indispensable pour le prochain siècle.

Genève, avec un train souterrain reliant Cornavin à Plan-les-Ouates en 5 minutes puis direction Saint-Julien, le CEVA en jusqu’à Annemasse en place, et les autres trains régionaux à destination de La Plaine et Versoix, ça aurait de la gueule et on commencerait à parler efficacité, non?

Allez, je vais rêver.

Fin de la crise du logement à Genève? On croise les doigts

L’une des raisons pour laquelle l’autoroute Lausanne-Genève est tellement encombrée, si l’Intercity entre les 2 mêmes villes a tant de succès, c’est la crise du logement à Genève.

Une règle impose de construire 2 tiers de logements sociaux pour un tiers de logements à loyer libre. Du coup, les entreprises immobilières ne sont pas motivées à construire, les communes « riches » ne veulent pas de construction nouvelle, avec la peur de voir leur population se « banlieusifier. »

Résultat: personne ne déménage, quitte à traverser le canton pour aller travailler. Toutes les villes suisses voient leur secteur de la construction bien se porter, sauf Genève…

Et en plus des exilés pour motifs raisons financières (on y paie davantage d’impôts), d’autres Genevois d’exilent « à l’insu de leur plein gré » du côté de la France voisine ou du canton de Vaud, car c’est leur seul moyen de trouver un logement conforme à leurs attentes, ou de devenir propriétaire.

Résultat: les Français habitant dans l’Ain ou la Haute-Savoie, qui ne travaillent pas sur Genève, peuvent mettre une croix sur leurs rêves de propriété, et acheter à Gland revient au même prix qu’acheter à Lausanne.

Corollaire: tout le monde est sur la route ou le rail, soit du côté Suisse avec un goulet d’étranglement dû à l’absence de 3ème voie sur l’ensemble du parcours Lausanne-Genève (visionnaires, les politiciens?) et en France, un système de transport régional préhistorique (voir la ligne Thonon-Annemasse-Genève), pire encore en ce qui concerne les liens transfrontaliers.

Donc, bon gré mal gré, une grande part de ce monde se retrouve sur la route, avec je crois 125’000 personnes traversant les frontières cantonales tous les jours, une énorme majorité en véhicule privé. D’où le désastre genevois au niveau du trafic.

Heureusement, c’est en train de changer. Enfin, on espère. Tous les acteurs genevois se sont rassemblés autour d’une table ronde pour arriver à une solution pragmatique garantissant un certain nombre de logements sociaux tout en encourageant la construction.

Malheureusement, l’ASLOCA n’est pas d’accord, et envisage de combattre cet accord. J’espère que cela ne sera pas le cas, car de toute façon, il faudra des années pour rééquilibrer le parc de logements à Genève.