Entries categorized as ‘Vadrouille’
On bricole en Bolivie
juillet 22, 2007 · 2 commentaires
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Vous reprendrez bien un peu de Sucre?
juillet 22, 2007 · Pas de commentaire
Après Potosí, nous nous sommes rendus à Sucre, la capitale historique de la Bolivie. Maintenant, il ne lui reste plus que le titre et les institutions juridiques centrales, mais son statut lui a valu un soin particulier : beaucoup de maisons d’un blanc immaculé, d’innombrables églises blanches également. Bref, la « ville blanche », qui possède paraît-il l’un des climats les plus tempérés de toute la Bolivie. A la rue Colon 220, il y a une excellente auberge tenue par un Bolivien éduqué en Allemagne : ça fait bizarre de dérouiller ses connaissances de la langue de Goethe par ici.
Beaucoup d’étrangers viennent ici apprendre l’espagnol, ce qui fait un certain mélange culturel. La place centrale 25 de Mayo est très belle, les jardins sont bien plus soignés qu’à Salta. Mais il est vrai que partout ailleurs qu’en Argentine ou Chili, la pauvreté se voit plus, et les enfants, mendiants et autres cireurs de chaussure se font très insistants.
Mon compagnon de voyage hollandais était aux anges, avec le Joyride il a trouvé un bar hollandais en plein centre ville, où il a pu nous initier aux spécialités des Pays-Bas (un peu hors contexte il faut l’avouer !) : Bosche Bol et autres Croquettes, avec mes excuses pour la mauvaise orthographe en bonus.
Depuis là, de nouveau après 2 nuits, nous avons pris le meilleur bus possible qui reliait Sucre à La Paz en 12 heures de nuit. Toujours pas de toilettes, et toujours pas de chauffage…
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A la mine!
juillet 22, 2007 · Pas de commentaire
Nous ne nous sommes pas éternisés à Uyuni, une ville où il n’y a pas grand-chose à faire. Une seule curiosité, une petite manifestation anti-suisse et anti-espagnole, due aux fonds versés par ces deux pays pour créer une agence de « ranking » des opérateurs touristiques en fonction des expériences des voyageurs, visiblement pas du goût de tout le monde…
Le soir même de notre arrivée à Uyuni, nous sommes partis pour Potosí, au prix de la perte d’un trajet paraît-il joli de jour, et bien sûr de la confirmation que les bus boliviens ne connaissent pas le chauffage : chacun voyage avec sa couverture ou son sac de couchage. Ou avec un maximum de couches de vêtements et de chaussettes !
Trans Emperador, était la compagnie qui nous avait été recommandée par notre chauffeur, mais ça n’a rien changé au fait que la route n’était pas pavée… L’arrêt dans un « parador » bolivien n’a rien, mais rien du tout à voir avec son lointain cousin argentin, et donc je n’ai pas pris le risque de tester la soupe ou autre chose.
En Bolivie, tant pis pour les conseils santé, mieux vaut ne pas boire trop : éviter les bouteilles d’eau lors des trajets, parce que bien sûr, aucun bus sur lequel je suis monté n’avait les toilettes intégrés.
Nous avions notre logement avec chauffage qui nous attendait tout joli lors de notre arrivée à Potosí, une ville construite sur le flanc d’une montagne à 4000 mètres d’altitude. Pour 100 bolivianos la chambre double avec chauffage, douche chaude et télévision, la Casa de Huéspedes María Victoria peut être recommandée. Pour des prix plus modestes, La Casona avait l’air sympa aussi. Mais bon, si on veut, on peut trouver un dortoir bien basique en Bolivie pour 10 bolivianos par personne…
Potosí compte 160′000 habitants depuis le XVIème siècle, fluctuant selon le cours des métaux extraits du Cerro Rico, la « Montagne Riche » - véritable gruyère (emmental devrais-je dire pour être correct) qui surplombe Potosí. Il paraît qu’à une certaine époque, c’était l’une des 3 plus grandes villes au monde avec Paris et Londres.
Une ville avec des ruelles étroites et raides, où la feuille de coca est utile pour supporter les montées… Une ville où le piéton fait la loi à l’heure de pointe, une fois n’est pas coutume en Amérique du Sud… Une ville avec tant d’églises qu’il faut aujourd’hui en fermer et rapatrier les ornementations dans un musée central, en dépit de la ferveur populaire et de la reprise de la croissance de la population, suite à la hausse des cours depuis une dizaine d’années.
Les mines sont organisées en coopératives. Nous avons opté pour une visite de mine « light », avec une agence, Silver Tours et son guide Freddie, qui propose une mine facile d’accès et ventilée, où l’on peut se tenir droit durant la majorité des 4 heures de la visite. Bref, du grand luxe, et je ne l’ai pas regretté, car c’était assez sportif comme ça !
La tradition, à laquelle nous n’avons pas dérogé, veut que l’on distribue des cadeaux aux mineurs au cours de la visite : nous avons donc acheté dynamite, cigarettes, feuilles de coca, alcool à 96° (à boire !), et boissons sucrées, notamment.
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Plus près des étoiles
juillet 22, 2007 · 2 commentaires
S’il n’y avait qu’une chose dont je me souviendrais de mon passage à travers les hauts plateaux du Sud Lipez et le Salar d’Uyuni, entre San Pedro de Atacama et la ville d’Uyuni, ce serait la vue des étoiles dans un ciel sans nuages, sans aucune pollution lumineuse à 4200 mètres d’altitude.
En dix minutes, en compagnie de 2 Boliviens anonymes, j’ai pu voir, sans même me concentrer particulièrement, 3 ou 4 étoiles filantes. Bon, vu que ça caillait quand même sec au bord de la Laguna Colorada, j’ai fini par rentrer dans la canicule des dortoirs. Enfin, avec 6 degrés, tout est relatif.
Mais reprenons l’histoire au début. Il est assez populaire de visiter le Salar d’Uyuni en traversant du Chili à la Bolivie ou le contraire. Deux jours et demi empaquetés dans des Jeeps Toyosa (Toyo S. A., importateur pour la Bolivie de la compagnie que vous savez), sur des pistes en moins mauvais état que j’aurais imaginé. La frontière est environ à 4500 mètres d’altitude, puis on monte presque jusqu’au niveau du Mont-Blanc, avant de redescendre quasiment « en plaine », jusqu’au Salar, à 3700 mètres d’altitude.
Je me suis retrouvé un peu par hasard avec Colque Tours, mais ils sont sensés être fiables, peuvent être contactés avant par email, et organisent les tours qui traversent la frontière, avec bureaux à La Paz, Uyuni et San Pedro de Atacama. Expérience vécue, le plus il y a d’intermédiaires, le plus le prix qu’on paie s’éloigne du prix original, à bon entendeur !
La nourriture était, de manière surprenante, pas si catastrophique : variée, avec verdure. J’avais pris mes réserves d’eau avec un bidon de 5 litres achetés au Chili, je ne l’ai pas regretté. Quant aux nuits, elles étaient bien froides, mais mon mini sac de couchage combiné aux couvertures a fait son effet. La deuxième nuit, nous avons même eu droit à une douche chaude et à de l’électricité le soir !
Les deux soirées ont été l’occasion d’initier hollandais et français aux joies du chibre. Ils ont bien aimé, et même compris les règles ! A eux maintenant de diffuser le jeu dans le monde…
Les paysages sont impressionnants. Un véritable désert d’altitude, avec mélanges de sables de couleur, et des endroits comme Laguna Verde, Laguna Blanca, Laguna Colorada… A couper le souffle. Attention à préserver la batterie de la caméra par ce froid, et avoir assez de mémoire à disposition pour des tonnes de photos. Et contrairement à moi, évitez de jouer avec le flash, ou la nuit par grand froid.
Flamants roses délavés, algues colorant l’eau en rouge par temps venteux, traversée d’une plaine à 4300 mètres à pied contre le vent, vallées remplies de lamas, cultures de quinoa, hameaux habités et inhabités, ont été les ingrédients du voyage avant d’arriver enfin au but du voyage : le Salar d’Uyuni, et l’Ile d’Incahuasi - ou du Poisson selon certains.
Du blanc à perte de vue, la chasse au matériel qui nous permettrait de faire des photos rigolotes en jouant de la perspective, et au milieu, une île aride avec des cactus partout, certains d’un âge respectable d’environ 1200 ans.
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Les dessous de la géothermie
juin 13, 2007 · Pas de commentaire
On peut faire de jolies excursions à San Pedro de Atacama. J’en ai cumulé 2 en une journée…
La première était celle des Geysers de Tatio, avec départ à 4 heures du matin, pour arriver à l’entrée du parc à l’aube (par -10º C) et voir les geysers avant le lever du soleil. Le panache de vapeur est plus important et se voit mieux, paraît-il.
Le guide était argentin, de Mendoza. Ainsi, en plus du chocolat chauffé par la vapeur des geysers, j’ai donc eu droit à du maté.
Je lui ai demandé quelle était cette construction industrielle que l’on voit sur la photo. Une tentative de géothermie d’il y a plusieurs dizaines d’années.
Avec l’actualité, l’idée se remet au goût du jour. On a beaucoup parlé des essais qui se font à Bâle, et les mini-tremblements de terre qui en ont découlé. J’espère que ces effets secondaires seront maîtrisés et que cette énergie sera appelée à se développer.
Ici, le guide me disait qu’il y avait ici un projet de redémarrer l’exploitation de la géothermie, mais il avait une autre préoccupation, celle de la préservation du paysage. Dans quelle mesure serait-il possible d’utiliser toute cette énergie sans affecter cette impressionnante démonstration de la puissance de la Terre?
C’est un cas intéressant où 2 préoccupations environnementales ne sont pas compatibles. Laquelle a la priorité?
Ensuite, retour à la case départ à midi, avec un arrêt pour confirmer que les brochettes de lama, c’est très bon.
En milieu d’après-midi, deuxième excursion et départ pour la Vallée de la Lune, histoire marcher, courir et/ou se rouler dans les dunes, et de voir un joli coucher de soleil.
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San Pedro de Atacama, village-champignon
juin 13, 2007 · Pas de commentaire
J’étais en vadrouille dernièrement, et je n’ai encore rien publié…
Je commence donc par San Pedro de Atacama, où j’ai passé 2 nuits. On m’avait beaucoup parlé de ce “village gringo” au milieu du désert au nord du Chili, et ce n’était pas exactement ce qui allait me tenter d’y aller.
Je suis donc parti depuis Salta, via le Paso de Jama, à 4200 mètres. Un peu plus de 9 heures de voyages, quelques maux liés à la montée subite en altitude, la rencontre classique avec les douaniers chiliens qui fouillent tous les sacs à la recherche de fruits frais, et enfin l’abandon des passagers sur un terrain vague.
Euh, non, c’est la gare routière de San Pedro de Atacama.
J’y suis arrivé avec des attentes basses, et donc j’ai été positivement surpris. Certes, c’est un endroit où tout est fait pour les touristes (il y en a beaucoup…), et si on ne fait pas attention, tout est vite très cher. Il paraît que les prix y sont les mêmes qu’à Santiago, la capitale. Un menu dans la rue principale coûtera jusqu’à 10 dollars, mais on peut encore, en cherchant, trouver des endroits où on mangera pour la moitié.
J’ai mangé du poisson pour la première fois depuis longtemps! Le Pacifique n’est pas très loin, même si nous sommes ici dans la partie la plus large du Chili.
Au centre “historique”, il n’y a aucune maison privée, que des hotels, des restaurants, des agences de voyage. Toutes les maisons “normales” sont en “périphérie”, à quelques centaines de mètres. Il y a 20 ans, il n’y avait qu’un seul hotel, et les routes d’accès à la localité n’étaient pas goudronnées.
Aujourd’hui, il y a plus de 4′000 habitants, et des grandes zones des alentours sont plantées de gabarits, attendant la construction de nouvelles maisons des prochaines personnes qui émigreront dans le cadre de cette ruée vers l’or… touristique.
Cependant, tout a été développé dans une certaine unité, il y a très peu de trafic, les routes sont en terre battue (bonjour la poussière), la plupart des maisons sont en terre également.
Et donc, il y a des jolies excursions à faire dans les alentours…
Catégories : Chili · Vadrouille
Les abus de traducteur automatique…
juin 7, 2007 · Pas de commentaire
… peuvent être nefastes pour votre santé: surveillez votre menu!
Dans la série, “bloguer pour les nuls”, voici une méthode pour ajouter des photos à ses blogs. Je sais, tout le monde sait le faire, pour tous les autres, voici la preuve que ce n’est pas compliqué.
- Aller dans son compte Flickr (le créer si vous n’en avez pas déjà un - c’est gratuit)
- Faire un “upload” de la photo désirée, la charger sur le site Flickr.
- Attendre (si votre bande passante est faible comme la mienne l’est en ce moment)
- Attendre encore (j’étais un peu optimiste)
- Aller se verser une bière bien fraîche (ou se faire un chocolat chaud, selon la saison)
- Ah… De l’action. Lui donner les étiquettes (tags) que vous souhaitez et entregistrer
- Attendre toujours et encore (ou encore et toujours)
- Eteindre le réveil (
et cliquer sur la photo en question - Cliquer sur “all sizes” en haut de la photo et choisir le format souhaité
- Copier le code HTML en bas de la photo
- Aller dans l’onglet “code” de wordpress et coller le code HTML de la photo
Voilà, c’est fait! Maintenant, je vais me mettre à mettre mes photos en ligne. J’en ai quelques unes qui attendent bien au chaud…
Pour la petite histoire, la photo a été prise dans un restaurant à Potosí, en Bolivie, où le plat du jour coûtait $1.50. Je me suis arrêté à la page boissons, en me rigolant devant l’intitulé du menu…
Ce n’est que beaucoup plus tard, en observant la photo sur l’ordinateur, que j’ai vu qu’il n’y avait pas à s’arrêter à la première ligne. J’aurais peut-être dû parcourir le menu plus en détail.
Vous reprendrez bien une ligne de coca?
On sourit quand on pense à la réputation du pays, grand producteur de feuilles de coca, voire davantage.
Ou alors, un petit meurtre entre amis, ça coûte combien?
Enfin, pour notre tenancier situé à deux pas de la place centrale de Potosí, nous pouvons espérer qu’un excès de traducteur automatique ne le conduira pas 6 pieds sous terre, et vaut mieux qu’un abus de substances illicites…
Catégories : Bolivie · Non-Geek · Tech · Vadrouille
L’éducation des polices
mai 29, 2007 · Pas de commentaire
J’ai lu une petite statistique dans un journal argentin hier. Au sein de la police de la Province de Buenos Aires, 3% des effectifs ont une licence universitaire. Et 38% n’ont pas de diplôme secondaire…
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Tourisme à Salta, jusqu’où?
mai 9, 2007 · Pas de commentaire
Ces 10 dernières années, Salta s’est beaucoup développée, et en bien. Surtout depuis la crise de 2001 et la dévaluation du peso, le nombre de visiteurs étrangers a explosé.
Par chance, jusqu’à présent cela ne s’est pas fait au détriment de l’accueil. Les Salteños restent spontanés et ouverts face aux étrangers, malgré leur nombre, malgré le fossé entre les pouvoirs d’achat respectifs.
Le problème à Salta, c’est qu’en dehors de la ville, le nombre d’excursions, quoique important, reste limité. Vous excuserez mon oxymoron…
Au contraire de la Suisse, ou le nombre d’alternatives, de sentiers, de villages de montagne est quasi infini, et sur un territoire réduit, ici les distances sont énormes, et les attractions à ne pas manquer sont les suivantes:
- Circuit des Vallées Calchaquies (Quebradas de las Conchas et de las Flechas) en passant par Cafayate et Cachí (avec détour via les ruines de Quilmes voire Tafi del Valle)
- Circuit passant par San Antonio de los Cobres (Quebrada del Toro) et les Salinas Grandes
- La Quebrada de Humahuaca, en passant par Purmamarca (Montagne aux 7 Couleurs) et Tilcara (Palette du Peintre)
La Quebrada, en très résumé, c’est une gorge, ou une vallée selon les endroits.
Le nombre de touristes augmente, augmente, et plus il y a de touriste, plus il y a de prospérité, peuvent penser certains.
Le problème, c’est de savoir combien de visiteurs un petit village comme San Antonio de los Cobres ou Purmamarca peut avaler sans se dénaturer. Peut-être que c’est déjà fait, en partie.
J’ai probablement parlé dans mon récit de 2003 de ma (trop courte) visite à Iruya. Probablement, car ce village est un de ces lieux que l’on préfère garder secret, de peur que le monde entier s’y précipite, abîmant le tissu social.
Cette vallée est une enclave virtuelle de la Province de Salta, atteignable seulement par une route non goudronnée depuis Humahuaca, en 4 heures de bus si je me souviens bien. Le village d’Iruya est atteint au bout de la route, après avoir passé un col à 4000 mètres.
Ensuite, il n’y a que des sentiers pour parcourir la vallée, à pied ou à cheval. Une amie y a passé il y a peu. Elle n’a pas eu de chance, le village était sans dessus dessous, toute une équipe était là-bas pour filmer une pub pour… Guinness.
Bref, je la sens mal, j’espère que les hordes de touristes n’ont pas débarqué et ne débarqueront pas, que la route reste en aussi mauvais état que possible, et qu’aucun hébergement supplémentaire n’ouvre… Alors, si vous pouvez, allez-y, mais ssshhhht!
Un peu plus en amont, depuis La Quiaca, juste avant la frontière bolivienne, on peut accéder à un autre petit village dont personne ne parle, dont je ne sais rien, sauf le nom…
Sortir des sentiers battus, voilà qui n’est pas forcément facile ici, et jusque dans quelle mesure est-ce souhaitable?
Catégories : Argentine · Environnement · General · Vadrouille
Les blogs en Argentine
avril 18, 2007 · Pas de commentaire
Suite aux influences familiales, j’essaie de diffuser un peu la notion de “blog” ici à Salta. On peut dire que j’innove, tant la notion est ici peu connue.
Je suis actuellement en train de faire une démonstration à deux amis, pour leur montrer à quel point c’est facile de tenir à jour un site internet aujourd’hui…























