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Entries categorized as 'Environnement'

Tintin à l’Ile du Soleil

août 17, 2007 · No Comments

Le but de mon voyage était le Lac Titicaca. Je me suis donc rendu du côté bolivien, à Copacabana, d’où un bateau nous a emmenés en 1h30 sur l’Ile du Soleil. Pour la petite histoire, la Vierge de Copacabana est une figure vénérée dans toute l’Amérique du Sud, et la plage bien connue au Brésil aurait été baptisée ainsi par un marin échoué sur cette plage vénérant la Vierge pour ce sauvetage, si j’ai bien compris.

De l’île, la vue sur les Andes et le lac m’ont coupé le souffle. Le lac est d’un bleu profond, et d’une immensité qui nous fait oublier qu’on est à 4000 mètres…. Jusqu’à ce que le chemin commence à monter. J’y ai passé la nuit, idéalement, il vaut la peine d’y rester 2 nuits. On n’arrive qu’en fin d’après-midi, et un jour complet est assez pour faire le tour de l’île à pied. En tout cas, l’aller-retour le même jour ne vaut presque pas la peine.

Les auberges y poussent comme des champignons, témoignage du boom routard que vit l’Amérique Latine. L’accueil reste très chaleureux, on voit poindre le problème des déchets. En discutant avec les habitants, ceux-ci rejettent la faute sur les touristes, mais en voyant les amoncellements par endroit, le problème semble également bien local.

On se fait accueillir comme en beaucoup d’endroits, à la descente du bateau, par des enfants rabatteurs qui cherchent à nous recommander à un hôtel plutôt qu’un autre, et ensuite réclament une monnaie pour le « service » rendu. J’ai essayé de convaincre un enfant de plutôt demander aux touristes de le sponsoriser pour ramasser des déchets de certaines parties de l’île, tout en demeurant conscient de l’irréalisme de ma proposition…

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Les dessous de la géothermie

juin 13, 2007 · No Comments

On peut faire de jolies excursions à San Pedro de Atacama. J’en ai cumulé 2 en une journée…

La première était celle des Geysers de Tatio, avec départ à 4 heures du matin, pour arriver à l’entrée du parc à l’aube (par -10º C) et voir les geysers avant le lever du soleil. Le panache de vapeur est plus important et se voit mieux, paraît-il.

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Le guide était argentin, de Mendoza. Ainsi, en plus du chocolat chauffé par la vapeur des geysers, j’ai donc eu droit à du maté.

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Je lui ai demandé quelle était cette construction industrielle que l’on voit sur la photo. Une tentative de géothermie d’il y a plusieurs dizaines d’années.

Avec l’actualité, l’idée se remet au goût du jour. On a beaucoup parlé des essais qui se font à Bâle, et les mini-tremblements de terre qui en ont découlé. J’espère que ces effets secondaires seront maîtrisés et que cette énergie sera appelée à se développer.

Ici, le guide me disait qu’il y avait ici un projet de redémarrer l’exploitation de la géothermie, mais il avait une autre préoccupation, celle de la préservation du paysage. Dans quelle mesure serait-il possible d’utiliser toute cette énergie sans affecter cette impressionnante démonstration de la puissance de la Terre?

C’est un cas intéressant où 2 préoccupations environnementales ne sont pas compatibles. Laquelle a la priorité?

Ensuite, retour à la case départ à midi, avec un arrêt pour confirmer que les brochettes de lama, c’est très bon.

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En milieu d’après-midi, deuxième excursion et départ pour la Vallée de la Lune, histoire marcher, courir et/ou se rouler dans les dunes, et de voir un joli coucher de soleil.

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Tourisme à Salta, jusqu’où?

mai 9, 2007 · No Comments

Ces 10 dernières années, Salta s’est beaucoup développée, et en bien. Surtout depuis la crise de 2001 et la dévaluation du peso, le nombre de visiteurs étrangers a explosé.

Par chance, jusqu’à présent cela ne s’est pas fait au détriment de l’accueil. Les Salteños restent spontanés et ouverts face aux étrangers, malgré leur nombre, malgré le fossé entre les pouvoirs d’achat respectifs.

Le problème à Salta, c’est qu’en dehors de la ville, le nombre d’excursions, quoique important, reste limité. Vous excuserez mon oxymoron…

Au contraire de la Suisse, ou le nombre d’alternatives, de sentiers, de villages de montagne est quasi infini, et sur un territoire réduit, ici les distances sont énormes, et les attractions à ne pas manquer sont les suivantes:

  • Circuit des Vallées Calchaquies (Quebradas de las Conchas et de las Flechas) en passant par Cafayate et Cachí (avec détour via les ruines de Quilmes voire Tafi del Valle)
  • Circuit passant par San Antonio de los Cobres (Quebrada del Toro) et les Salinas Grandes
  • La Quebrada de Humahuaca, en passant par Purmamarca (Montagne aux 7 Couleurs) et Tilcara (Palette du Peintre)

La Quebrada, en très résumé, c’est une gorge, ou une vallée selon les endroits.

Le nombre de touristes augmente, augmente, et plus il y a de touriste, plus il y a de prospérité, peuvent penser certains.

Le problème, c’est de savoir combien de visiteurs un petit village comme San Antonio de los Cobres ou Purmamarca peut avaler sans se dénaturer. Peut-être que c’est déjà fait, en partie.

J’ai probablement parlé dans mon récit de 2003 de ma (trop courte) visite à Iruya. Probablement, car ce village est un de ces lieux que l’on préfère garder secret, de peur que le monde entier s’y précipite, abîmant le tissu social.

Cette vallée est une enclave virtuelle de la Province de Salta, atteignable seulement par une route non goudronnée depuis Humahuaca, en 4 heures de bus si je me souviens bien. Le village d’Iruya est atteint au bout de la route, après avoir passé un col à 4000 mètres.

Ensuite, il n’y a que des sentiers pour parcourir la vallée, à pied ou à cheval. Une amie y a passé il y a peu. Elle n’a pas eu de chance, le village était sans dessus dessous, toute une équipe était là-bas pour filmer une pub pour… Guinness.

Bref, je la sens mal, j’espère que les hordes de touristes n’ont pas débarqué et ne débarqueront pas, que la route reste en aussi mauvais état que possible, et qu’aucun hébergement supplémentaire n’ouvre… Alors, si vous pouvez, allez-y, mais ssshhhht!

Un peu plus en amont, depuis La Quiaca, juste avant la frontière bolivienne, on peut accéder à un autre petit village dont personne ne parle, dont je ne sais rien, sauf le nom…

Sortir des sentiers battus, voilà qui n’est pas forcément facile ici, et jusque dans quelle mesure est-ce souhaitable?

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Les tomates les plus belles…

avril 5, 2007 · No Comments

On veut tous acheter des jolies tomates pas chères produites localement.

Donc attention, on ne veut pas:

  • Qu’elles soient importées et qu’elles aient traversé la moitié du globe en camion.
  • Qu’elles aient été cueillies par des ouvriers marocains exploités en Andalousie (je ne mentionnerai pas d’autres exemples plus politiques).
  • Qu’elles aient des conservateurs chimiques tout plein partout.
  • Qu’elles soient chères.
  • Qu’elles soient moches.

Mais rien n’est magique, rappelez-vous. Alors décidez en fonction de ce qui est le plus important pour vous.

Ici il n’y a pas trop le choix. On va chez le vendeur de légumes du coin de la rue, les tomates sont pas forcément très jolies mais si on veut des tomates, on les achète

Et si vraiment on veut faire le difficile, ou alors s’il n’y en a pas en stock, alors on va au prochain coin de rue.

Categories: Environnement

Ils veulent (re)couvrir la planète…

avril 5, 2007 · No Comments

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Voici le logo d’une entreprise qui vend de la peinture. Moi, ça me choque un peu, mais si ce n’est que moi…

Categories: Argentine · Environnement

La 3ème voie Lausanne-Genève

avril 1, 2007 · No Comments

Bien que loin de la Suisse, je continue à me tenir au courant.

Ainsi, Moritz Leuenberger aurait-il décidé qu’une 3ème voie de chemin de fer sur l’ensemble du tronçon entre Lausanne et Genève n’était pas une première priorité.

Voilà qui, vu de Suisse-Romande, manque singulièrement de vision, et qui provoque une levée de boucliers. Cela inspire beaucoup de monde à écrire sur le sujet, moi y compris. Et j’ai beaucoup de choses à dire. Donc pour cet article, au revoir la règle du billet court je crains.

En premier lieu, je veux bien croire que tous les projets sont importants et prioritaires pour ceux qui sont concernés, et que le choix d’éventuelles coupes n’est jamais facile.

Tout de même. J’ai l’impression que les priorités ne sont pas toujours mises au bon endroit. Il convient tout d’abord de classifier, de manière simplificatrice, 2 types de fréquence d’usage :

  • L’usage quotidien, en général pour des trajets inférieurs à une heure, par un groupe d’utilisateurs défini comme “pendulaires.”
  • L’usage occasionnel, généralement pour de longues distances.

Je suis convaincu qu’il faut améliorer la situation pour un maximum d’utilisateurs réguliers, vu que la tarification des CFF peut être dissuasive pour l’utilisateur occasionnel, surtout celui qui n’aurait pas franchi le pas de s’acheter l’abonnement demi-tarif.

 Donc, quel critère est important pour l’utilisateur quotidien ?

  • La durée du trajet ?
  • La fréquence ?

Je penche sans hésiter, et d’expérience, pour le 2ème point, et donc, pour la 3ème voie. Que le trajet entre Lausanne et Genève fasse 33 minutes plutôt que 37, tant mieux, mais ce qui m’importe, c’est de pouvoir attraper mon train en arrivant juste à l’heure à la gare, et que si je le rate, je ne doive attendre le prochain que 10 ou 15 minutes et non 30 ou 35.

Ainsi, je peux prévoir mes connections de bus au plus juste, et ne pas avoir à (trop) courir pour attraper un train histoire de ne pas poireauter une demi-heure sur le quai. Je pourrai bien plus facilement raccourcir ma durée de trajet en ôtant la marge prise “pour être sûr de ne pas rater le bus qui me permettra d’être sûr de ne pas rater le train”, qu’avec un tout nouveau train permettant de gagner 2 minutes sur le trajet.

Une minorité des usagers habitent juste à côté d’une gare et travaillent juste à côté de l’autre. Tant mieux pour eux, ils ont tout compris. Pour les autres, les gains se font de part et d’autre de la gare, et non sur le trajet lui-même. C’est le principe de la logistique : on regarde l’ensemble de la chaîne (de transport dans ce cas).

A Lausanne aux heures de pointe, il arrive qu’un troupeau de pendulaires doive attendre très longtemps un bus n° 3 bloqué dans le trafic de l’avenue Ruchonnet. Les éventuelles minutes gagnées sur le trajet en train ne pèsent alors plus très lourd. Vivement le Métro M2 en 2008 !

De plus, davantage de fréquence signifie davantage de confort (des trains moins pleins) et moins de stress (pas besoin de courir, pas besoin de planifier). Je me sens bien plus heureux et tranquille sachant que mon trajet durera entre 1h10 et 1h25 que s’il fait entre 1h05 et 1h35.

Les autorités du Canton de Vaud semblent avoir compris cela dans leur plan directeur, en cherchant à densifier les zones près des gares, et augmenter les fréquences. De l’autre côté, Moritz Leuenberger parle encore de retrancher quelques minutes au trajet Lausanne-Berne (certes la moins occupée entre Genève et Saint-Gall, mais –hé– on traverse une barrière linguistique tout de même !), parle encore du Gothard, et encore du Gothard (tiens, cette fois ce n’était pas la faute du Lötschberg, pour changer) et parle du TGV pour nous mieux nous relier à nos amis français.

Bref, rien pour le pendulaire, en tout cas celui qui passe tous les jours devant la gare abandonnée de Féchy. (On pourrait parler de toutes ces gares qui ont déjà été fermées pour permettre la fréquence actuelle, mais ceci est une autre histoire.)

Ce que je ne comprenais pas, c’était la position de François Marthaler, le responsable politique vaudois, qui d’un côté superviserait le plan directeur mentionné ci-dessus, et de l’autre, cautionnerait les décisions de Moritz Leuenberger. En lisant le 24 heures du jour, j’apprends que cette coupe aurait été “soutenue”… par peur de perdre encore plus!

Vraiment, couper dans les investissements de transports publics de masse aujourd’hui, c’est difficile à comprendre, avec la croissance constante du trafic automobile.

Je terminerai ce billet avec un thème que je ne me lasse pas de répéter: rien n’est magique en ce monde. Pour résoudre la situation de l’augmentation des échanges et du trafic entre Lausanne et Genève, il y a plusieurs solutions, plus ou moins réalistes, chacune ayant leur coût économique et politique : 

  • Une 3ème voie de chemin de fer (on en a parlé), ou une 4ème, ou une nouvelle ligne en retrait du lac (je pique l’idée mentionnée par quelqu’un dans un forum du Temps)
  • Une 3ème voie autoroutière (qui a ses détracteurs)
  • L’interdiction de travailler à Genève pour les résidents lausannois et vice-versa.
  • La généralisation des parkings gratuits aux sorties d’autoroute pour encourager le covoiturage, voire dédier l’usage d’une voie exclusivement pour les véhicules avec passagers.
  • Etc.

On le voit, les possibilités existent, et la plus mauvaise d’entre elles est le statu quo, l’immobilisme. La décision de ne rien décider. Et c’est cette voie qui “est en voie” d’être sélectionnée pour l’instant.

 En espérant que la mobilisation prenne et que les choses changent.

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Mesures pour réduire le trafic automobile à Buenos Aires

mars 31, 2007 · No Comments

Vu que la majorité des habitants de Buenos Aires ne peuvent pas se payer de voiture (”vous pourriez SVP m’augmenter de 1000 pesos mon salaire pour que je puisse me payer une voiture modeste ?”), je ne comprends pas comment ça se fait qu’il y en ait tellement ici !

La ville est donc basée sur un plan quadrillé, toutes les 4 rues il y a une avenue de 4 ou 5 pistes, et je ne parle pas de l’Avenida 9 de Julio, avec ses 20 et quelque pistes, ni de l’Avenida del Libertador et ses 16 pistes, par exemple.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas peu dire que préciser que Buenos Aires est, comme toute grande ville, saturée de trafic.

Le Gouverneur a annoncé une mesure intéressante pour le 1er mai : les péages de 2 autoroutes d’entrée en ville seront respectivement doublés (de 2 à 4 pesos) et quadruplés (de 50 centavos à 2 pesos) pour les véhicules sans passager.

On verra l’effet, mais en en parlant autour, beaucoup de gens voient davantage la conséquence personnelle que la préoccupation globale pour l’environnement voire même la santé publique. Ce n’est qu’une mesure arbitraire qui ne changera rien à l’usage. Les conducteurs solitaires paieront de leur poche et ne voudront ou ne pourront rien changer à leurs habitudes.

Il est vrai qu’une telle mesure répressive devrait toujours être accompagnée d’une mesure incitative, telle l’amélioration de l’offre de transports publics. 

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Les pistes cyclables en Suisse

mars 31, 2007 · No Comments

Voici un petit billet pour me plaindre des pistes cyclables en Suisse. Eh oui, il y avait plein de sujets dont je voulais parler avant mon départ, mais j’étais comme qui dirait, un peu occupé… 

Donc, que ce soit pour l’automobiliste ou pour le cycliste, il est difficile de ne pas arriver à des incohérences :

  • Dans le 1er cas, un magnifique exemple est la sortie autoroutière de Crissier/Bussigny. Le véhicule sortant de l’autoroute doit céder le passage uniquement (et uniquement) à la piste cyclable. Mais le nombre de voitures qui s’arrêtent automatiquement, alors qu’aucun cycliste ne pointe à l’horizon, est impressionnant. De manière tout aussi impressionnante, je n’ai encore jamais embouti l’arrière d’un véhicule s’étant arrêté pendant que moi, je tournais la tête pour voir qu’aucun cycliste n’était en vue.
  • Dans le 2ème cas, toujours dans la même région mais à l’autre extrême, voici un exemple sur la route entre Prilly et Crissier. La piste cyclable est sur la moitié du trottoir (déjà un problème, vu que les piétons ont tendance à ne pas les respecter), et à la fin de la descente, dans le trou quand l’élan est maximal, le cycliste serait sensé céder le passage au véhicule prenant une présélection tournant à droite vers… le parking d’une petite zone industrielle ! Dès lors, je préfère rester sur la route, et garder ma priorité face au reste du trafic et l’élan qu’il faut pour la montée qui suit. Au retour, la piste cyclable est sur un trottoir tellement rapiécé que de nouveau, je préfère le rendu de la route.

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Pour un 2ème Abonnement Général meilleur marché

mars 31, 2007 · No Comments

Quand j’avais mon abonnement général, j’en ai malheureusement peu profité pour faire autre chose que le trajet Lausanne-Genève. Je dois admettre que, prenant le train tous les jours, je n’avais pas forcément envie de reprendre le train le week-end, surtout le dimanche quand les fréquences de bus à Lausanne sont plus espacées. Mais j’avais un autre problème : ne voulant pas forcément voyager seul, il me fallait trouver un accompagnant, généralement utilisateur occasionnel, et donc pour qui les prix des CFF sont un peu… prohibitifs. J’ai maintes fois regretté que les CFF ne proposent pas : 

  • Pour les couples, un 2ème abonnement général nettement meilleur marché
  • Pour les autres, le droit à un accompagnant gratuit le week-end (on peut rêver), ou au moins à une carte journalière (ou de week-end) à prix nettement préférentiel.

J’ai regardé à travers leur site et leurs offres, et je n’y ai trouvé que des petits rabais, trop peu pour convaincre davantage d’usagers à lâcher leur voiture. Voilà des mesures-choc pour amener plus de clients au rail. Des fois, j’ai l’impression que les CFF pensent qu’ils en ont assez.  En voyant le remplissage des trains la semaine et aussi le week-end, surtout entre Berne et Zurich par exemple, où l’on fait également souvent le trajet debout, on peut penser qu’ils ont raison, que la saturation est proche : à quoi bon alors faire des offres pour attirer plus de clients, perdre du confort, et de l’argent avec des prix trop attirants pour le public ? En plus, la majorité est constituée d’utilisateurs captifs qui permet à la régie d’augmenter, augmenter et encore augmenter les prix chaque année, sans autre conséquence qu’une grogne momentanée en décembre. 

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L’abonnement demi-tarif: achat automatique

mars 31, 2007 · No Comments

Je n’ai jamais acheté l’abonnement demi-tarif. Un temps, mon employeur me l’offrait. Récemment, pendant ma période pendulaire, j’avais l’abonnement général (moins cher que l’abonnement de parcours Lausanne-Genève : sans commentaire). A part ça, chaque fois que je devais faire un long trajet, je regardais le prix du billet, et le coût de l’abonnement demi-tarif, et je faisais le raisonnement (erroné mais tellement pratique) que le coût de l’abonnement, du trajet, et le temps que je perdrai, faisait qu’il était bien plus pratique de prendre la voiture. 

Il faut que ça change. Dorénavant, je souhaite considérer l’achat de l’abonnement demi-tarif comme une dépense annuelle obligatoire à fond perdu : si je ne le rentabilise pas, tant pis pour moi.  On a déjà tendance à faire le même raisonnement pour la voiture, rechignant à considérer le prix par kilomètre des assurances, ou de la perte de valeur du véhicule, car on la considère comme un bien que l’on souhaite avoir de toute façon, que la voiture roule 10′000 ou 25′000 kilomètres par an. Alors, qu’est-ce que 150 francs versés chaque année pour avoir l’opportunité, si cela s’avère nécessaire, de voyager à moitié prix ?

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