Je suis allé à Bariloche directement depuis l’Uruguay, débarquant à Buenos Aires seulement pour aller au terminal de bus avancer mon billet de 24 heures…
Après tant de mois loin de la Suisse, j’ai beaucoup aimé Bariloche. Le Lac Nahuel Huapi est magnifique, il me rappelle un peu le Léman. Il y a toutefois moins d’amplitude, vu qu’il est à 800 mètres d’altitude, et les sommets avoisinants ne dépassent les 2000 mètres que de peu.
Bariloche est une ville qui a beaucoup grandi ces dernières décennies. Sa population doit maintenant avoisiner celle de l’agglomération lausannoise. Elle est également construite sur une pente, une vraie pente parfois trop raide pour que les rues soient carrossables… Certaines routes se transforment en escalier, et donc depuis un peu partout, on a une très belle vue sur le lac.
J’y ai mangé la pire fondue de ma vie, et en plus j’y avais amené des amis… C’était au Chalet Suisse, alors que j’aurais dû aller paraît-il à la Casita Suiza. Pas de chance. J’ai cru m’étrangler avec le fromage.
Par contre, le ski était grandiose. J’y ai passé 6 jours au lieu de 3, car il est tombé 60 centimètres de neige. Je n’avais pas skier aussi intensivement depuis bien longtemps! Bref, de meilleures conditions que l’hiver dernier en Europe. Evidemment, les installations ont mis une demi-journée à ouvrir, histoire de sécuriser des zones à avalanche, et surtout creuser des tranchées dans la neige pour les zones de départ des télésièges.
Détail particulier, les rares arbalètes sont strictement interdites aux snowboarders même les plus expérimentés. C’est un autre exemple de la rigidité excessive qui vient parfois contrebalancer le non-respect des règles, après les escaliers roulants dans le métro de Buenos Aires, où il est rappelé partout qu’il est trrrrrès dangereux de monter ou descendre les marches: restez immobiles et vous sauverez votre vie… Et ralentirez le trafic de la marée humaine sortant des catacombes. Je m’égare, là…
Pour en revenir au domaine skiable, il est honnête, offre pas mal de possibilités, et de variantes hors des pistes semi-marquées. Le prix de la journée revient à 100 pesos pour l’abonnement, et environ 100 pesos supplémentaires pour louer l’équipement et payer le transfert en minibus depuis Bariloche, environ 15 kilomètres. C’est un peu moins cher qu’en Europe, mais comparé au pouvoir d’achat argentin, c’est une activité seulement réservée à une élite.
Comme pour beaucoup de choses ici, dès que l’on sort des besoins de base, les coûts reliés au pouvoir d’achat rappellent que la société argentine est à 2 vitesses,. malheureusement.
prix 100-200 pesos cher…

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