Aujourd’hui, j’apprends en lisant dans Le Temps que 150 opposants birmans ont manifesté dans la capitale contre la cherté de la vie. L’essence a augmenté de 100% ou plus, et le transport compte pour plus de la moitié des budgets des habitants.
La Birmanie, ou selon son nom officiel, le Myanmar, vous connaissez? Oui, c’est là où l’un des pires régimes militaires que l’on puisse trouver sévit. Mais que la junte ne s’inquiète pas trop, aucune intervention extérieure n’est prévue.
Et surtout s’ils découvrent des gisements de pétrole, qu’ils gardent profil bas. Vu le sujet de l’article, ça n’a pas l’air d’être le cas et les généraux peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles.
Et le thermos, qu’est-ce qu’il vient faire dans l’histoire? Quand j’étais à Salta, il a bien fallu que je me reconstitue mon équipement à maté:
- la yerba mate: facile, il y en a un rayon entier au supermarché… enfin, vu le choix, pas si facile que ça. Romance, Nobleza Gaucha sont des marques que j’ai utilisé.
- un petit récipient style tupperware pour éviter de se balader toujours avec le paquet de 500 grammes ou un kilo de maté sur soi.
- le mate et la bombilla: facile aussi, on trouve le récipient et la “paille” sur n’importe quel marché, qu’il soit plus ou moins touristique. On peut même les acheter au supermarché, mais vive l’artisanat local.
- le sac à maté: il y en a en cuir, mais j’en ai trouvé un en tissu qui fait très bien l’affaire. Génial pour aller boire le mate n’importe où à l’air libre.
- et donc le thermos.
Car oui, je m’égarais un peu, je l’avoue. Je voulais acheter un de ces brillants thermos en Inox, incassables, aérodynamiques… D’accord, il y en a pour qui ce dernier critère n’est pas essentiel à l’achat de l’objet. Donc, je vais au supermarché, et je trouve ce que je veux. Génial.
A un petit détail près, écrit en tout petit: “Made in Myanmar.” Zut. Du coup, je vais au marché, mais ils n’ont pas ce que je cherche. Un autre supermarché, et je retrouve le même thermos, mais plus cher. Saperlipopette.
Certains me diront que je n’avais qu’à pas acheter de thermos en inox tout court, mais je n’adhère pas à cette vision extrême. Pour moi, elle donne du moulin à ceux qui disent que vu qu’il n’est pas possible d’être cohérent à 100% il ne sert à rien de faire l’effort. Je préfère que chacun cherche une solution responsable, dans la mesure de ses moyens. Certains seront très cohérents, et d’autres le seront un petit peu, de temps en temps. Ce sera déjà ça de gagné.
Moi, je voulais ce thermos en inox. Du coup, en desespoir de cause, je suis retourné au premier supermarché et maintenant, je suis le pas-si-fier propriétaire d’un magnifique thermos birman.
Rêvons un peu: j’ai ainsi pu contribuer à la dynamisation de l’économie du Myanmar. Grâce à tous ces thermos vendus à l’Argentine, et à celui que j’ai acheté en particulier, tout le monde là-bas, surtout les dirigeants, sont de bien meilleure humeur et vont redistribuer richesses et démocratie à tous dans un futur proche.
Cool. J’essaie, mais chez moi ça ne prend pas. La prochaine fois, j’espère que j’aurai plus de choix pour ne pas acheter birman.

2 responses so far ↓
Elfe // août 31, 2007 at 8:38
J’aime bien les solutions pas extrêmes
tenter de suivre sa ligne tout en restant souple… une régle sans exceptions, ça devient un peu une dictature non?
Jon // septembre 13, 2007 at 4:14
Absolument.
Ici en Argentine, on oscille sans arrêt entre les 2 extrêmes. Les gens prennent trop de liberté avec les règles qui ne sont pas enforcées strictement, du coup on se retrouve avec des suivi rigides de règles alors qu’un peu de flexibilité serait bienvenue.
L’histoire du petit enfant qui a abusé de la liberté qu’on lui a offerte, et qui se retrouve du coup avec un régime superstrict dans certains domaines.
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