Jononline blogue

A la mine!

juillet 22, 2007 · Pas de commentaire

Nous ne nous sommes pas éternisés à Uyuni, une ville où il n’y a pas grand-chose à faire. Une seule curiosité, une petite manifestation anti-suisse et anti-espagnole, due aux fonds versés par ces deux pays pour créer une agence de « ranking » des opérateurs touristiques en fonction des expériences des voyageurs, visiblement pas du goût de tout le monde…

Le soir même de notre arrivée à Uyuni, nous sommes partis pour Potosí, au prix de la perte d’un trajet paraît-il joli de jour, et bien sûr de la confirmation que les bus boliviens ne connaissent pas le chauffage : chacun voyage avec sa couverture ou son sac de couchage. Ou avec un maximum de couches de vêtements et de chaussettes !

Trans Emperador, était la compagnie qui nous avait été recommandée par notre chauffeur, mais ça n’a rien changé au fait que la route n’était pas pavée… L’arrêt dans un « parador » bolivien n’a rien, mais rien du tout à voir avec son lointain cousin argentin, et donc je n’ai pas pris le risque de tester la soupe ou autre chose.

En Bolivie, tant pis pour les conseils santé, mieux vaut ne pas boire trop : éviter les bouteilles d’eau lors des trajets, parce que bien sûr, aucun bus sur lequel je suis monté n’avait les toilettes intégrés.

DSCN1152

Nous avions notre logement avec chauffage qui nous attendait tout joli lors de notre arrivée à Potosí, une ville construite sur le flanc d’une montagne à 4000 mètres d’altitude. Pour 100 bolivianos la chambre double avec chauffage, douche chaude et télévision, la Casa de Huéspedes María Victoria peut être recommandée. Pour des prix plus modestes, La Casona avait l’air sympa aussi. Mais bon, si on veut, on peut trouver un dortoir bien basique en Bolivie pour 10 bolivianos par personne…

Potosí compte 160′000 habitants depuis le XVIème siècle, fluctuant selon le cours des métaux extraits du Cerro Rico, la « Montagne Riche » - véritable gruyère (emmental devrais-je dire pour être correct) qui surplombe Potosí. Il paraît qu’à une certaine époque, c’était l’une des 3 plus grandes villes au monde avec Paris et Londres.

DSCN1180 DSCN1161

Une ville avec des ruelles étroites et raides, où la feuille de coca est utile pour supporter les montées… Une ville où le piéton fait la loi à l’heure de pointe, une fois n’est pas coutume en Amérique du Sud… Une ville avec tant d’églises qu’il faut aujourd’hui en fermer et rapatrier les ornementations dans un musée central, en dépit de la ferveur populaire et de la reprise de la croissance de la population, suite à la hausse des cours depuis une dizaine d’années.

DSCN1224 DSCN1228

Les mines sont organisées en coopératives. Nous avons opté pour une visite de mine « light », avec une agence, Silver Tours et son guide Freddie, qui propose une mine facile d’accès et ventilée, où l’on peut se tenir droit durant la majorité des 4 heures de la visite. Bref, du grand luxe, et je ne l’ai pas regretté, car c’était assez sportif comme ça !

La tradition, à laquelle nous n’avons pas dérogé, veut que l’on distribue des cadeaux aux mineurs au cours de la visite : nous avons donc acheté dynamite, cigarettes, feuilles de coca, alcool à 96° (à boire !), et boissons sucrées, notamment.

Catégories : Bolivie · Vadrouille

0 responses so far ↓

  • There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.

Apporter un Commentaire