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Tourisme à Salta, jusqu’où?

mai 9, 2007 · Pas de commentaire

Ces 10 dernières années, Salta s’est beaucoup développée, et en bien. Surtout depuis la crise de 2001 et la dévaluation du peso, le nombre de visiteurs étrangers a explosé.

Par chance, jusqu’à présent cela ne s’est pas fait au détriment de l’accueil. Les Salteños restent spontanés et ouverts face aux étrangers, malgré leur nombre, malgré le fossé entre les pouvoirs d’achat respectifs.

Le problème à Salta, c’est qu’en dehors de la ville, le nombre d’excursions, quoique important, reste limité. Vous excuserez mon oxymoron…

Au contraire de la Suisse, ou le nombre d’alternatives, de sentiers, de villages de montagne est quasi infini, et sur un territoire réduit, ici les distances sont énormes, et les attractions à ne pas manquer sont les suivantes:

  • Circuit des Vallées Calchaquies (Quebradas de las Conchas et de las Flechas) en passant par Cafayate et Cachí (avec détour via les ruines de Quilmes voire Tafi del Valle)
  • Circuit passant par San Antonio de los Cobres (Quebrada del Toro) et les Salinas Grandes
  • La Quebrada de Humahuaca, en passant par Purmamarca (Montagne aux 7 Couleurs) et Tilcara (Palette du Peintre)

La Quebrada, en très résumé, c’est une gorge, ou une vallée selon les endroits.

Le nombre de touristes augmente, augmente, et plus il y a de touriste, plus il y a de prospérité, peuvent penser certains.

Le problème, c’est de savoir combien de visiteurs un petit village comme San Antonio de los Cobres ou Purmamarca peut avaler sans se dénaturer. Peut-être que c’est déjà fait, en partie.

J’ai probablement parlé dans mon récit de 2003 de ma (trop courte) visite à Iruya. Probablement, car ce village est un de ces lieux que l’on préfère garder secret, de peur que le monde entier s’y précipite, abîmant le tissu social.

Cette vallée est une enclave virtuelle de la Province de Salta, atteignable seulement par une route non goudronnée depuis Humahuaca, en 4 heures de bus si je me souviens bien. Le village d’Iruya est atteint au bout de la route, après avoir passé un col à 4000 mètres.

Ensuite, il n’y a que des sentiers pour parcourir la vallée, à pied ou à cheval. Une amie y a passé il y a peu. Elle n’a pas eu de chance, le village était sans dessus dessous, toute une équipe était là-bas pour filmer une pub pour… Guinness.

Bref, je la sens mal, j’espère que les hordes de touristes n’ont pas débarqué et ne débarqueront pas, que la route reste en aussi mauvais état que possible, et qu’aucun hébergement supplémentaire n’ouvre… Alors, si vous pouvez, allez-y, mais ssshhhht!

Un peu plus en amont, depuis La Quiaca, juste avant la frontière bolivienne, on peut accéder à un autre petit village dont personne ne parle, dont je ne sais rien, sauf le nom…

Sortir des sentiers battus, voilà qui n’est pas forcément facile ici, et jusque dans quelle mesure est-ce souhaitable?

Catégories : Argentine · Environnement · General · Vadrouille

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