Un de plus… Mais toujours un régal.
Lundi passé, à l’occasion du jour férié de commémoration de la perte des Iles Malouines, j’étais invité dans la Province de Buenos Aires pour manger un asado avec des amis.
Quand on parle de la Province, c’est le même principe que pour Paris: traverser l’autoroute périphérique, la General Paz.
Là-bas, la vie peut être tellement différente, pour le pire ou pour le meilleur. D’un côté les bidonvilles, appelées ici villas miseria, et de l’autre, parfois juste à côté, des barrios privados, fermés par des barrières et des gardes de sécurité.
Les bidonvilles, je ne connais pas, et on m’a plutôt déconseillé d’aller… Les maisons avec piscine, par contre, j’en ai vu quelques unes, et une fois passé l’impression particulière de changer de monde en quelques mètres, que c’est reposant et tranquilisant: pas de bruit, du gazon, de l’espace…
Certaines personnes ici ne mettent jamais les pieds dans la capitale, travaillent pas loin, bref ont une vie tranquille comme il est difficile de l’imaginer après 3 semaines de présence quasi ininterrompue dans le centre-ville.
Donc, nous sommes allés acheter la viande, qui, calculs faits, coûte 16 fois moins cher qu’en Suisse. 4 kg sont revenus à 55 pesos, un peu plus que 20 francs suisses. Belle pièce, et ce n’était pas la seule, car on était - évidemment - une vingtaine. Compter 500 grammes par personne pour un homme, un peu moins pour une femme, et on arrive à environ 7 kg…
Et évidemment rien de comparable avec ce qu’on mange généralement en Europe…
J’y ai appris un peu plus sur la vie des médecins… Après les premières années, on leur accorde un jour de libre par semaine, pour qu’ils puissent pratiquer dans le privé, et arrondir leurs fins de mois. Après, avec l’expérience, certains continuent à travailler à l’hôpital universitaire le matin, pour la renommée et les connaissances, et l’après-midi, consultent en privé gagner un salaire plus confortable. Le sacerdoce, c’est donc surtout pour le début, comme ailleurs dans le monde je suppose.
Le côté négatif, c’est que c’est eux qui me ramenaient à la capitale le lendemain matin, en allant au travail. Donc après m’être couché à 5h30 la nuit d’avant, j’ai dû me réveiller à 5h30 ce matin-là…

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