Ce qui frappe en Argentine, c’est le manque de confiance en les institutions. Ce manque de crédibilité est sûrement justifié, mais il bloque toute avancée. Il existe une sorte de salariés qui s’appellent les « ñoquis », les gnocchi, par ce que par tradition, on les mange les 29 de chaque mois paraît-il. Ces « ñoquis », eux, viennent au bureau une fois par mois pour toucher leur solde.
Ici, la question des déchets illustre ce problème. L’incinération est vue comme la pire des solutions. Bizarre pour moi qui viens de Suisse, où tout doit être brûlé. Toutefois, je comprends le point de vue ici, car je n’aurais aucune certitude que les règles de sécurité concernant les fumées soient bien respectées. Et on a l’exemple d’un incinérateur en France, qui faute de contrôles, a gravement affecté la santé des populations environnantes.
Vu qu’il faut bien faire quelque chose des déchets, le résultat est qu’il faut soit les enterrer, soit les exporter. La majorité est donc enterrée (dans la terre, et non dans le Río de la Plata heureusement !) et voici un nouveau problème. Personne ne fait la différence entre décharges sauvages et décharges contrôlées, parce que personne n’a confiance que le contrôle sera bien fait, que l’isolation sera bien faite. Personne n’en veut, tout le monde s’oppose et rien ne se passe.

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