Jononline blogue

Les colectivos: mode d’emploi

mars 19, 2007 · 2 commentaires

Les bus urbains locaux sont ici antiques et dégradés, au contraire des luxueux véhicules pour les longues distances.

Et donc, ils dégagent plein de choses pour mes poumons, histoire de compenser la fumée passive que j’évite ici.

La publicité sur les bus existe aussi ici…

Ils sont lents, mais il y en a partout. Il faut juste s’y retrouver, mais une fois qu’on maîtrise, c’est bien plus cool (surtout en été!) que le Subte (le métro).

Voici un petit mode d’emploi pour le visiteur. C’est un petit défi de réaliser un billet plus structuré que ne l’est le système de transports publics ici mais je vais essayer…

Il est conseillé de faire des billets courts mais ici, pas moyen je crains.

Evidemment, il n’existe pas de plan des bus de Buenos Aires. Ce serait trop facile… A la place, il existe un petit livre avec un plan de chaque quartier sur la feuille de droite, divisé en carrés, et sur la page de gauche, les mêmes quadrillages avec la liste de tous les bus qui y passent.

Il ne reste plus qu’à faire la comparaison entre la page de destination et celle qui correspond à l’endroit de départ, et espérer trouver un numéro qui coïncide…

Pour compliquer la chose, on peut faire le même exercice en cherchant des correspondances, mais ça devient là franchement trop compliqué. Mon cerveau est un peu trop spongieux pour ça, je ne suis pas sûr qu’on y gagne quelque chose, et le réseau est mine de rien assez dense pour ne pas avoir à marcher beaucoup plus que 8 cuadras (1 cuadra = 1 longueur de rue = 100 et quelque mètres) de part et d’autre.

Ensuite, une fois qu’on a le numéro, on va dans l’autre partie du livre, où sont référencées toutes les compagnies de bus… Eh oui, ici, l’équation est la suivante: 1 ligne = 1 compagnie. Le parcours aller et retour - qui fait des kilomètres et des kilomètres - est listé. Vu que quasiment toutes les rues sont à sens unique, l’aller et le retour sont distincts, mais heureusement ils suivent généralement des rues parallèles.

Il ne reste plus qu’à trouver la rue la plus proche où passe le bus, et trouver l’arrêt, un poteau discret avec le numéro, que l’on trouve chaque 2 cuadras.

Ensuite le plus dur est fait, pensez-vous? Presque, il reste a acquérir le billet. Si pour le Subte, on peut acheter une carte pour 10 passages (1 passage = 70 centimes de peso), pour le bus rien de tel. Eh oui, des compagnies différentes…

Dans chaque bus, il y a une machine, et évidemment, elle n’accepte que la monnaie, et la plus grande pièce est celle de 1 peso… Le billet en ville coûte en général 80 centimes de peso, mais j’ai eu payé en province jusqu’à 1.35 peso.

Du coup, je chéris la monnaie, et donc rien pour les miséreux… J’utilise un porte-monnaie sans poche pour la monnaie: un porte-feuilles donc, dira-t-on pour être plus exact. Pour la première fois de ma vie, je fais usage de la petite poche en haut à droite de mon jean, où je mets systématiquement toute la monnaie qu’on me rend, pour ne jamais la ressortir que pour prendre un bus.

Et ça marche plutôt bien! Bien sûr, il sert d’être stratégique en allant manger 2 délicieuses portions de pizza argentine à la chaîne Continental (tiens, pas de site internet). Ça peut coûter 3.30 pesos, et alors, il faut stratégiquement sortir le billet de 5 pesos. Et voilà le travail: de la monnaie pour 2 trajets en bus!

Mais c’est pas si simple, donc je continue: on entre par l’avant du bus, on dit le tarif au conducteur (en général, en ville, “ochenta”), et on met l’argent dans l’appareil. Parfois, il arrive que la vieille (machine) soit un peu récalcitrante, et du coup, refuse les pièces. Cela crée une file, et retarde le bus s’il y a beaucoup de gens à l’arrêt. Sinon, ça fait seulement qu’il y a bien souvent une grappe de personnes à l’avant du bus, attendant de payer, pendant qu’un pauvre essaie de faire avaler ses 8 pièces de 10 centimes à la machine, en espérant pour qu’elle ne lui recrache pas le jackpot pour la troisième fois.

Et moi, je souris cruellement en observant la scène, jusqu’au jour où ce sera moi qui vivrai cette aventure.

Après, les bus sont considérés comme le meilleur système de transport ici:

  • En métro on suffoque en été, on est empaquetés tout au long de l’année, il faut toujours passer par le centre (réseau en étoile), et ça ferme après 22h30.
  • En taxi c’est plus cher, et paraît-il pour certains pas forcément plus sûr (quoique faut pas paranoïer, les taxistas sont généralement très sympas).
  • A pied il faut bien être attentif pour ne pas se retrouver à l’horizontale ou au fond d’un trou. Attention à ne pas offrir à ses chaussures la nouvelle eau de toilette bio excrecanina
  • Et le train, c’est plus rapide, mais seulement pour les trajets de banlieue, et non recommandé la nuit.

J’ai encore 8 passages sur les 10 que comptait ma carte Subte il y a 2 semaines, qui les veut?

Catégories : Argentine · Mobilité

2 réponses so far ↓

  • nastya // mars 21, 2007 à 10:34

    Hey Jon, it sounds so familiar to me ! These colectivos , I still wonder how could such a system work… It looks so chaotic, but it is efficient! My first colectivo trip was 15min-book-studing 10min-looking-for-the-bus-stop 5-min-bus-ride ! After a 20th ride first two number were divided by 10! I’ve got how it works ;)

  • Wow, mon blog se développe! Euh, mes blogs « Jononline blogue // avril 8, 2007 à 6:51

    [...] part ça, vous remarquerez que j’ai parsemé quelques billets avec des photos, et je compte continuer bien sûr! Il me reste plus qu’à prendre quelques [...]

Apporter un Commentaire