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Entries from mars 2007

Les accès pour handicapés

mars 31, 2007 · No Comments

A chaque coin de rue, on dirait qu’une législation impose qu’un accès pour handicapés soit conçu, en général il est d’un jaune pétant. En cas de myopie je suppose.

C’est une bonne chose que de faire en sorte que les droits des handicapés soient respectés, mais je ne peux m’empêcher de sourire à chaque fois que je vois une pente d’accès, soit dirigée directement sur un fossé pour l’évacuation des eaux (et donc demandant tout de même un saut de plusieurs centimètres) ou alors en voyant le trottoir défoncé quelques mètres plus loin.

trottoir1.jpg

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Trouver un logement

mars 31, 2007 · No Comments

Avoir son propre appartement, ce n’est pas facile à Buenos Aires. Tout d’abord, il faut avoir dans son entourage un propriétaire qui se porte garant. Ensuite, en s’engageant une année, il faut quand même mettre une garantie de 2 ou 3 mois, que l’on ne retrouvera pas forcément si l’on quitte le logement avant la fin du bail. La question de trouver un remplaçant ne se pose même pas.

Il existe donc des jeunes professionnels qui restent chez leurs parents car soit ils n’ont pas la garantie, soit ils ne connaissent pas le propriétaire qui fera office de caution.

Autant dire que je ne me fatigue pas à chercher un logement individuel. En cherchant, on peut trouver dans le barrio de San Telmo des chambres pour étrangers dans des appartements partagés pour 600 à 800 pesos par mois.

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Le climat à Buenos Aires

mars 31, 2007 · 1 Comment

Depuis une semaine, il pleut, et il fait 23 degrés. Je suis habitué à ce que quand il pleuve, la température baisse et sous un bon parapluie, tout va bien. Ici, ce n’est pas le cas. L’atmosphère reste collante, collante, et collante, on transpire depuis dedans et on est mouillés depuis dehors. Les habits ne sèchent pas. A croire que l’humidité ne s’en ira jamais.

En bref: vivement le retour du soleil!

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Le salaire du médecin débutant

mars 31, 2007 · No Comments

L’autre dimanche, j’étais à l’inauguration d’un « boulevard » près du Parque Lezama à San Telmo. C’était très sympa, il y avait un défilé en costumes d’époque, une scène avec des animations, un concert…

Le but était de planter des arbres, refaire les trottoirs, les accès pour handicapés. Bref, faire en sorte qu’à Buenos Aires, il y ait une avenue jolie, bien faite, à l’européenne. Une sur x mille. Une goutte d’eau dans l’océan. Les priorités sont ce qu’elles sont. Un million de pesos.

Dans notre petit groupe, il y avait une discrète argentine, jeune médecin de son état. Je sais que la médecine est un sacerdoce dans n’importe quel pays, y compris en Suisse. Mais peut-être est-ce plus le cas dans certains endroits que dans d’autres. Et sûrement dans certains endroits davantage qu’en Argentine.

Cette personne devait gagner un salaire d’environ 500 francs suisses, pour travailler 6 jours sur 7 de 7 heures du matin à 20 heures le soir, bien souvent en devant rester jusqu’à 22 heures. Ceci en incluant 3 gardes par semaine, 3 nuits à passer à l’hôpital. Un week-end par mois demeurait libre. Suprême compensation, alors que les Argentins ont en général droit à 2 semaines de vacances par année, elle en a droit à 4.

D’après ce que je sais, la formation est d’un très bon niveau ici, et comme ailleurs, il y a davantage de diplômés que ce que les caisses du gouvernement sont prêtes à payer.

Donc un salaire modeste. Mais alors s’il y en a tellement, ils ne devraient pas être si occupés ? Il y a quelque chose que je ne comprends pas.

Un salaire de médecin expérimenté, peut-être, pourrait atteindre les 2′000 pesos. C’est à peu près ce que j’estime doit gagner un chauffeur de taxi. Un salaire pour un poste avec quelques responsabilités dans une grande entreprise, devrait se situer entre 3′000 et 5′000 pesos je dirais, voire davantage bien sûr. Probablement qu’il faut aussi beaucoup travailler pour ces postes, mais quand même… La différence entre les salaires est clairement et sans surprise beaucoup plus importante ici qu’en Suisse.

Ce jour-là, j’avais un drôle de goût dans la bouche, en voyant le million dépensé pour ce « boulevard ». L’équivalent de 1000 pesos supplémentaires par mois pour 1000 médecins pendant une année. Certes, l’aménagement urbain doit être amélioré. Mais quand on met les choses en perspective, et quand on pense à la quantité d’argent qui finit dans les poches de certaines personnes ((très) bien) payées à ne rien faire.

Vous aurez compris que je n’ai pas revu cette jeune médecin… Elle a autre chose à faire.

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La gangrène de la corruption

mars 31, 2007 · No Comments

La corruption existe partout. En certains endroits, elle est plus forte qu’en d’autres.

Il y en a sûrement, malheureusement, en Suisse, et il y en a évidemment en Argentine. Et je crains que dans certains pays, ce soit encore pire.

Ici, les gens sont pragmatiques: corruption il y a et il y aura. Alors, ils se disent que si elle permet la réalisation de quelque chose de bien, de concret, alors c’est un moindre mal.

Ce qui est pire, ce sont les projets fictifs, qui n’ont pas forcément de véritable utilité, qui servent en premier comme alibi au versement de certaines sommes à certaines personnes.

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Manque de confiance en les institutions

mars 31, 2007 · No Comments

Ce qui frappe en Argentine, c’est le manque de confiance en les institutions. Ce manque de crédibilité est sûrement justifié, mais il bloque toute avancée. Il existe une sorte de salariés qui s’appellent les « ñoquis », les gnocchi, par ce que par tradition, on les mange les 29 de chaque mois paraît-il. Ces « ñoquis », eux, viennent au bureau une fois par mois pour toucher leur solde.

Ici, la question des déchets illustre ce problème. L’incinération est vue comme la pire des solutions. Bizarre pour moi qui viens de Suisse, où tout doit être brûlé. Toutefois, je comprends le point de vue ici, car je n’aurais aucune certitude que les règles de sécurité concernant les fumées soient bien respectées. Et on a l’exemple d’un incinérateur en France, qui faute de contrôles, a gravement affecté la santé des populations environnantes.

Vu qu’il faut bien faire quelque chose des déchets, le résultat est qu’il faut soit les enterrer, soit les exporter. La majorité est donc enterrée (dans la terre, et non dans le Río de la Plata heureusement !) et voici un nouveau problème. Personne ne fait la différence entre décharges sauvages et décharges contrôlées, parce que personne n’a confiance que le contrôle sera bien fait, que l’isolation sera bien faite. Personne n’en veut, tout le monde s’oppose et rien ne se passe. 

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Vu d’en haut

mars 31, 2007 · No Comments

Hier, j’ai fait une petite visite de courtoisie à la succursale locale d’une entreprise suisse que je connais bien. J’y ai été très bien accueilli, et surtout, les bureaux étaient dans le Microcentro, au 24ème étage d’un immeuble.

J’adore voir les villes d’en haut, tous les toits, pas forcément beaux, mais c’est pas grave. Il n’y a pas que ça qui compte !

Je me suis rendu compte qu’il n’y avait malheureusement aucun endroit public en hauteur à Buenos Aires, que je sache. Pas de Tour Montparnasse, pas d’Empire State Building. Ou alors il y a quelque chose, mais l’information n’est pas ou est mal diffusée.

Je me souviens, à la Havane, d’être entré en douce dans l’Hotel Habana Libre, l’un des plus hauts édifices de Cuba, pour avoir une vue grandiose du Malecón et de tout le reste de la ville. Un souvenir mémorable.

Ici à Buenos Aires, j’en ai aussi pris plein la vue, sur la ville d’un côté, et sur le Río de la Plata de l’autre. Au début, je souriais quand les Argentins l’appellaient « la rivière. » Pas possible, c’est l’océan, c’est tellement large, on y voit évidemment pas la rive d’en face, il s’élargit sur encore plus d’une centaine de kilomètres avant d’atteindre le large… Mais effectivement, l’eau est (quasi ?) douce, brune, avec du courant, bref c’est bel et bien la « Rivière d’Argent » et non l’Océan Atlantique. 

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Liaison vers les aéroports de Buenos Aires

mars 31, 2007 · 1 Comment

Il est assez incroyable qu’une ville de quelque 12 millions d’habitants comme Buenos Aires, dont l’aéroport international dessert un pays de 40 millions d’habitants, n’ait pas système de transport public convenable reliant ses aéroports au centre-ville.

L’aéroport international d’Ezeiza est environ à 30 kilomètres du centre. Il n’y a pas de train, pas de métro rapide, pas de…. Seulement un système de bus pas forcément efficace, dépendant des conditions de trafic. Et des taxis.

Une dépose en ville avec le bus (Tienda Leon) revient à 30 pesos. Toutefois, il faut d’abord débarquer au quartier général situé à l’Avenida Santa Fe, et attendre, attendre qu’on vous appelle lorsqu’un minibus desservant votre quartier de destination se mette en route.

Avec un peu de malchance, votre arrêt sera le dernier et vous aurez passé quasiment la journée entre la descente de l’avion et la douche tant désirée : 45 minutes pour faire tamponner son passeport, attendre encore l’arrivée des bagages, faire de nouveau la file pour passer les bagages sortant de l’aéroport aux rayons X (une spécialité locale, il me semble), faire la file pour retirer de l’argent local… Et bien sûr éviter de faire du change à l’aéroport !

Il est bien plus intéressant de voyager à plusieurs, ou de trouver dans l’avion quelqu’un se rendant dans la même zone que vous, et de partager un « Remis » (un taxi organisé). On paie au guichet 75 pesos (prix des péages inclus), on reçoit le coupon et on attend moins de 20 minutes que la voiture arrive pour vous amener directement et sans mauvaise surprise au lieu de destination. S’ils sont multiples, autant les préciser au guichet pour éviter une mauvaise surprise avant.

L’aéroport pour la majorité des vols nationaux s’appelle Aeroparque, situé proche de Palermo, à environ 5 kilomètres du centre-ville. Et là non plus, pas de métro, pas de train : uniquement les bus. Toutefois, vu que l’aéroport est proche du centre, autant prendre un taxi traditionnel, qui ne devrait pas coûter plus que 15 pesos.

Comme pour l’arrivée à Ezeiza, demandez un siège du côté droit de l’appareil, si vous aimez atterrir et décoller le nez collé au hublot. Vous aurez ainsi généralement la vue sur la ville et non sur le Río de la Plata.

Des fois, l’attente peut être longue pour un taxi, surtout aux heures de pointe. Dès lors, ce que je faisais, c’était traverser la zone d’attente des taxis pour en arrêter un sur l’avenue principale 10 mètres derrière. Il y a aussi les colectivos locaux pour ceux qui aiment l’aventure… Et qui n’ont pas trop de bagages. Et qui ont de la monnaie !

Pour information, un vol national aller-retour coûte entre 800 et 900 pesos. Cette fois, je ne prévois pas de les utiliser, je vais utiliser le réseau de bus grand luxe, classe « ejecutivo », qui devrait m’amener en 17 ou 20 heures à Salta pour 150 pesos la course. Je vous en reparlerai sûrement.

Je me suis perdu dans quelques détails pratiques qui je l’espère seront utiles à certains, mais je me suis éloigné du message original de mon billet.

Je parlais du manque de transports publics efficaces qui depuis Ezeiza amèneraient le visiteur d’une manière moderne et écologique au centre de Buenos Aires en 20 ou 30 minutes. Pourquoi est-ce que ce qui a existe à Sao Paulo ou ailleurs n’a pas été implanté ici ?

D’accord, la crise est passée par là, mais ce n’est pas une excuse. J’ai l’impression qu’un argument caché consiste à se dire qu’une telle innovation mettrait un certain nombre de chauffeurs de taxi et autres entreprises de bus hors service… Tout comme un bon tri des déchets à la source ou une logistique de collecte efficace priverait les cartoneros de leur gagne-pain. C’est peut-être vrai, en partie, mais est-ce que cela doit être un argument déterminant ?

Ça me fait un peu penser au chef qui n’ose pas engager quelqu’un de compétent par peur qu’il lui pique sa place. M’étant retrouvé une fois dans cette situation, je sais de quoi je parle, mais des fois, il faut prendre des risques… Afin de pouvoir encore se regarder en face après. Je ne l’ai pas regretté.

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Mesures pour réduire le trafic automobile à Buenos Aires

mars 31, 2007 · No Comments

Vu que la majorité des habitants de Buenos Aires ne peuvent pas se payer de voiture (”vous pourriez SVP m’augmenter de 1000 pesos mon salaire pour que je puisse me payer une voiture modeste ?”), je ne comprends pas comment ça se fait qu’il y en ait tellement ici !

La ville est donc basée sur un plan quadrillé, toutes les 4 rues il y a une avenue de 4 ou 5 pistes, et je ne parle pas de l’Avenida 9 de Julio, avec ses 20 et quelque pistes, ni de l’Avenida del Libertador et ses 16 pistes, par exemple.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas peu dire que préciser que Buenos Aires est, comme toute grande ville, saturée de trafic.

Le Gouverneur a annoncé une mesure intéressante pour le 1er mai : les péages de 2 autoroutes d’entrée en ville seront respectivement doublés (de 2 à 4 pesos) et quadruplés (de 50 centavos à 2 pesos) pour les véhicules sans passager.

On verra l’effet, mais en en parlant autour, beaucoup de gens voient davantage la conséquence personnelle que la préoccupation globale pour l’environnement voire même la santé publique. Ce n’est qu’une mesure arbitraire qui ne changera rien à l’usage. Les conducteurs solitaires paieront de leur poche et ne voudront ou ne pourront rien changer à leurs habitudes.

Il est vrai qu’une telle mesure répressive devrait toujours être accompagnée d’une mesure incitative, telle l’amélioration de l’offre de transports publics. 

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Les pistes cyclables en Suisse

mars 31, 2007 · No Comments

Voici un petit billet pour me plaindre des pistes cyclables en Suisse. Eh oui, il y avait plein de sujets dont je voulais parler avant mon départ, mais j’étais comme qui dirait, un peu occupé… 

Donc, que ce soit pour l’automobiliste ou pour le cycliste, il est difficile de ne pas arriver à des incohérences :

  • Dans le 1er cas, un magnifique exemple est la sortie autoroutière de Crissier/Bussigny. Le véhicule sortant de l’autoroute doit céder le passage uniquement (et uniquement) à la piste cyclable. Mais le nombre de voitures qui s’arrêtent automatiquement, alors qu’aucun cycliste ne pointe à l’horizon, est impressionnant. De manière tout aussi impressionnante, je n’ai encore jamais embouti l’arrière d’un véhicule s’étant arrêté pendant que moi, je tournais la tête pour voir qu’aucun cycliste n’était en vue.
  • Dans le 2ème cas, toujours dans la même région mais à l’autre extrême, voici un exemple sur la route entre Prilly et Crissier. La piste cyclable est sur la moitié du trottoir (déjà un problème, vu que les piétons ont tendance à ne pas les respecter), et à la fin de la descente, dans le trou quand l’élan est maximal, le cycliste serait sensé céder le passage au véhicule prenant une présélection tournant à droite vers… le parking d’une petite zone industrielle ! Dès lors, je préfère rester sur la route, et garder ma priorité face au reste du trafic et l’élan qu’il faut pour la montée qui suit. Au retour, la piste cyclable est sur un trottoir tellement rapiécé que de nouveau, je préfère le rendu de la route.

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