Je ne comprends pas.
Quand je prends le tram à Zurich, j’ai l’impression d’avancer. A Genève, non. Est-ce juste subjectif, ou alors est-ce que la vitesse commerciale des trams à Genève est vraiment mauvaise comme il me semble l’avoir lu une fois?
Alors qu’à Zurich, la plupart des lignes se croisent, à Genève elles se dédoublent. Cela évite de devoir changer de tram, mais cela se fait au niveau de la fréquence des liaisons: il y aura inévitablement des goulets d’étranglement.
En plus, alors que les conducteurs automobiles ont l’impression d’être constamment arrêtés à cause des trams, quand je suis dans les transports publics, j’ai l’impression d’être constamment arrêté aux feux rouges. Quelque chose ne va pas.
Actuellement, un nouveau tram est en construction pour relier le centre à Meyrin, puis la frontière française. Soit, mais cela va empirer la circulation automobile d’une part, et de l’autre, s’il faut toujours 30 minutes pour relier le centre, où est la réelle amélioration par rapport aux bus électriques à voie réservée? Est-ce que ces années à poser des rails valent vraiment la peine?
J’en reviens à ma question des trous posée dans mon billet précédent: si Genève aime se présenter comme une ville d’envergure internationale, pourquoi ne peut-elle pas accélérer ses transports en creusant, au lieu de densifier un trafic de surface déjà saturé?
Si une ville comme Newcastle-upon-Tyne peut se permettre un métro en partie souterrain, pourquoi est-ce que Genève doit s’obstiner avec des trams qui certes vont décourager un peu plus les automobilistes, mais sans proposer une réelle amélioration au niveau des durées de déplacement il me semble.
Bon, je sais, ça coûte. Mais par pitié, serait-il possible d’être un peu visionnaire pour changer?

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