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Fin de la crise du logement à Genève? On croise les doigts

décembre 13, 2006 · Pas de commentaire

L’une des raisons pour laquelle l’autoroute Lausanne-Genève est tellement encombrée, si l’Intercity entre les 2 mêmes villes a tant de succès, c’est la crise du logement à Genève.

Une règle impose de construire 2 tiers de logements sociaux pour un tiers de logements à loyer libre. Du coup, les entreprises immobilières ne sont pas motivées à construire, les communes “riches” ne veulent pas de construction nouvelle, avec la peur de voir leur population se “banlieusifier.”

Résultat: personne ne déménage, quitte à traverser le canton pour aller travailler. Toutes les villes suisses voient leur secteur de la construction bien se porter, sauf Genève…

Et en plus des exilés pour motifs raisons financières (on y paie davantage d’impôts), d’autres Genevois d’exilent “à l’insu de leur plein gré” du côté de la France voisine ou du canton de Vaud, car c’est leur seul moyen de trouver un logement conforme à leurs attentes, ou de devenir propriétaire.

Résultat: les Français habitant dans l’Ain ou la Haute-Savoie, qui ne travaillent pas sur Genève, peuvent mettre une croix sur leurs rêves de propriété, et acheter à Gland revient au même prix qu’acheter à Lausanne.

Corollaire: tout le monde est sur la route ou le rail, soit du côté Suisse avec un goulet d’étranglement dû à l’absence de 3ème voie sur l’ensemble du parcours Lausanne-Genève (visionnaires, les politiciens?) et en France, un système de transport régional préhistorique (voir la ligne Thonon-Annemasse-Genève), pire encore en ce qui concerne les liens transfrontaliers.

Donc, bon gré mal gré, une grande part de ce monde se retrouve sur la route, avec je crois 125′000 personnes traversant les frontières cantonales tous les jours, une énorme majorité en véhicule privé. D’où le désastre genevois au niveau du trafic.

Heureusement, c’est en train de changer. Enfin, on espère. Tous les acteurs genevois se sont rassemblés autour d’une table ronde pour arriver à une solution pragmatique garantissant un certain nombre de logements sociaux tout en encourageant la construction.

Malheureusement, l’ASLOCA n’est pas d’accord, et envisage de combattre cet accord. J’espère que cela ne sera pas le cas, car de toute façon, il faudra des années pour rééquilibrer le parc de logements à Genève.

Catégories : Environnement · Mobilité

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